La Coupe du Monde 2018 est déjà finie !

Les spectateurs russes doivent être fiers de leur tournoi. Ce mondial fut agréable. Les matchs ont été globalement intéressants tactiquement et très souvent riches en buts.

célébration but

Offensivement, si nous nous penchons sur les chiffres de cette année, notons que près de 169 buts ont été inscrits au total sur les 64 matchs joués. Cela représente près de 2,64 buts par matchs. Ce chiffre est d’ailleurs largement plus élevé que celui atteint aux Coupes du Monde de 2006 (147 buts; 2,3 buts par matchs) ou 2010 (145 buts; 2,27 buts par matchs). Cependant, elle reste assez proche, par ses statistiques, de la Coupe du Monde 2014 au Brésil au niveau du spectacle (171 buts; 2,67 buts par matchs).

Ensuite, tactiquement, ce tournoi mondial de 2018 a révélé qu’il n’y avait plus de petites nations. Du Panama à l’Arabie Saoudite, aucune équipe n’a montré un mauvais visage. Les matchs ont été de haut niveau. Si nous prenons l’exemple du groupe de l’équipe de France, l’Australie, le Pérou, et le Danemark ont causé beaucoup de difficultés à l’équipe qui finit championne du monde du tournoi. Dans l’organisation tactique, l’Australie et le Danemark défendaient principalement avec un bloc défensif assez bas sur le terrain. Cette stratégie révèle la puissance collective d’une équipe car quand on défend, il faut non seulement être bien placé mais aussi compenser les erreurs de son coéquipier pour réussir à ne pas prendre de buts.

A mon avis, l’équipe de France est championne du monde car c’est l’équipe qui a réussi à utiliser cette stratégie à la perfection. Sa grande force : elle a su faire le dos rond quand elle n’avait pas le ballon, pour attaquer en gardant le plus possible son sang-froid quand il fallait par contre être dangereux.

Pour moi, utiliser ce modèle c’est être compétitif car c’est faire la différence au bon moment.

varane

Aujourd’hui, dans un football qui va plus vite, dans un football dont les joueurs sont encore plus techniques, et encore plus physiques, où il y a davantage de rigueur tactique, le vainqueur sera celui qui saura garder au maximum son sang-froid quand il faudra faire la différence là où ça se jouera sur de petits détails.

J’appelle petits détails par exemple une faute de main en finale de Coupe du Monde qui amène un pénalty ou bien un manque de marquage sur un corner où la balle se dirige vers le premier poteau. Ou encore une accélération à 37 Km/h qui ne peut que faire la différence en contre-attaque…

Ensuite, pour rester dans l’idée que les matchs de haut niveau se jouent sur des détails, aujourd’hui constatons que la technologie fait sérieusement son apparition au football. Même s’il est vrai que l’arbitrage reste à minima des décisions subjectives, la vidéo au football consiste à aider les arbitres. Ces derniers ont eu la possibilité d’être assistés afin d’être sûrs que leur prise de décision leur convienne et surtout soit la bonne.

arbitrage vidéo

arbitrage

Dans ce mondial, l’arbitrage vidéo fut positif sur deux aspects : la prise de décision plus certaine des arbitres sur les faits de jeu certes, mais aussi la conservation de l’émotion. Les décisions arbitrales notamment après les buts ont été rapidement prises et très bien indiquées en télévision ou encore en tribune. Le sentiment de doute n’a pas trop pris le dessus et il faut s’en réjouir car ce sport doit rester explosif .

Enfin, le football évolue mais la subjectivité y aura toujours sa place. De la stratégie sportive proposée à la faute sifflée… malgré les évolutions, les débats seront toujours présents car même s’il n’y a qu’un ballon au football chacun a sa propre opinion.

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