Arrière gauche du FC Vaulx-en-Velin (banlieue de Lyon) Antoine Jean-Baptiste se livre sur globallfoot. L’international martiniquais se confie sur son club, le football à Lyon, ses objectifs et ses bons souvenirs avec les Matinino.

Tu évolues au FC Vaultx, quel constat peux-tu faire lorsque tu regardes de près les performances de ton club à ce stade de la saison ?

« On a un groupe qui vit bien et c’est ce qui prouve la force du collectif. Pour l’instant, ça nous amène dans le haut du tableau puisqu’on est troisième. On est plutôt pas mal. Après, il faut que ça perdure. Mais on a vraiment un super groupe et on va essayer de s’accrocher le plus longtemps possible dans le haut du tableau pour savoir si en fin de saison on peut jouer quelque chose… Une montée ? Un titre ? »

D’après-toi, quels sont les meilleurs joueurs de l’équipe ?

« Il y a beaucoup de bons joueurs dans l’équipe. Il y a des plus anciens et des plus jeunes. Mais on a des jeunes qui ont beaucoup de qualité. On avait le petit Sofiane Chader qui a signé en tant que professionnel à Clermont Foot, à la trêve hivernale. Il était vraiment fort ! Après, il y a d’autres jeunes joueurs qui poussent et qui sont vraiment bons. On a Almike Moussa N’diaye, un milieu offensif gauche et droit qui va très vite et qui est très fort. On a recruté un jeune de Lyon Duchère, Abdelkrim Khaled qui lui aussi n’est vraiment pas mal. On a plein de petits jeunes intéressants comme Jarrison Gaspar au milieu de terrain. Il faut qu’ils bossent mais ils peuvent prétendre à jouer un peu plus haut. »

Comment juges-tu le niveau du football dans la région lyonnaise ?

« Il y a vraiment un bon niveau ! D’ailleurs, il y a beaucoup de jeunes joueurs talentueux avec énormément de capacité aussi. Honnêtement, je suis de la région parisienne et je connais un peu la Bretagne, je trouve que dans la région lyonnaise il y a vraiment un très bon niveau. En fait, il y a beaucoup de joueurs formés à l’Olympique lyonnais, qui ne sont pas retenus après le centre de formation, qui jouent dans d’autres clubs et percent à droite à gauche. »

Quels sont tes objectifs personnels ?

« Comme tous les ans, je veux faire le plus de passes décisives possible. Apporter le plus possible à mon équipe. J’ai 4 ou 5 buts et passes décisives à mon actif. Donc ça va. Mais, il faut continuer !

Après, le football va vite dans les deux sens. Si j’arrive aussi à trouver un club pour aller plus haut, la porte est ouverte. »

Depuis le départ de Jean-Marc Civault, on ne t’a plus jamais revu en sélection de la Martinique. Cette sélection te manque-t-elle ? Aimerais-tu porter à nouveau son maillot ?

« Après son départ, j’ai eu beaucoup de blessures qui m’ont handicapé. Je devais retourner en sélection… L’année dernière j’ai eu une saison assez compliquée entre une fracture du dos, une déchirure du mollet droit et du mollet gauche. Durant ses trois blessures, ils m’ont appelé deux fois et je n’ai pas pu y aller. Cela a joué en ma défaveur. Maintenant, la sélection tourne bien. Sincèrement, ça serait mentir de dire que je ne voudrais pas y retourner. La sélection c’est quelque chose à vivre. C’est incroyable ! On se bat pour représenter son île, sa famille et tout ce qu’on a de plus cher… C’est clair, ça serait mentir de dire que je ne souhaiterais pas y retourner. La sélection, c’est vraiment une expérience qui m’a vraiment touché. En plus, j’ai joué avec des joueurs incroyables. Il y avait une ambiance incroyable. Avec les locaux comme avec les autres joueurs extérieurs, on ressent une communion. Une communion qui passe aussi avec le public. C’est vraiment incroyable ! »

Quel a été ton meilleur moment avec les Matinino ?

« C’était mon but contre la Guadeloupe parce que je venais de perdre quelqu’un de cher dans ma famille. Donc marquer contre la Guadeloupe pour une qualification en Gold Cup 2017, ça m’avait vraiment marqué. »