L’international martiniquais Samuel Camille est à la disposition de Mario Bocaly en cas d’une éventuelle convocation. C’est ce qu’il nous a confié dans cette interview.

Interview de Samuel Camille, latéral gauche de la sélection de la Martinique :

Tu es originaire de la Martinique. De quelle commune viens-tu et qu’est-ce que cette île représente pour toi ?

« Mon père est de la Martinique et ma mère vient de la Guadeloupe. Quand j’étais petit, c’est vrai que j’ai passé pas mal de temps en Guadeloupe au sein de la famille de ma mère. Mais en Martinique, je continue à voir ma famille, notamment mon grand-père qui vient du sud, précisément de la commune de Saint-Luce. »

Tu as disputé la Gold Cup 2019 avec les Matinino. Que retiens-tu de cette expérience internationale ?

« C’était ma première Gold Cup. En plus, j’ai également fait ma première sélection lors de cette compétition. Une raison de plus pour être plus heureux et représenter la Martinique. C’est un honneur. Mon père aurait été fier de moi. Malheureusement, on n’a pas pu se qualifier en quart de finale. Mais je pense que dans l’ensemble on a fait de bonnes prestations et il faut retenir le positif. Je suis sûr qu’on a de la marge de progression. »

Que penses-tu du niveau de la sélection de la Martinique ?

« C’était une première pour moi donc je découvrais la sélection et de nouveaux joueurs. J’ai été très surpris par le niveau. Après Jean-Sylvain Babin m’avait déjà parlé de la sélection. Il m’avait dit qu’il y avait de très bons joueurs avec beaucoup de qualités. Et je peux désormais le confirmer. C’est vrai que nous avons une bonne équipe et il y a de la marge de progression car on peut faire encore mieux. »

La Gold Cup 2021 est-ce un objectif pour toi ? Es-tu toujours sélectionnable ?

« Oui je suis toujours sélectionnable. C’est vrai que je ne joue plus dans le football professionnel. Je suis retourné en France après 10 ans passés en Espagne. Je joue dans un club amateur. Mais je suis à la disposition du sélectionneur. Après, je n’ai pas eu l’occasion de reparler avec Mario Bocaly. Même si je n’évolue plus au même niveau parce que j’ai dû arrêter ma carrière de footballeur professionnel, sachez que je continue à m’entraîner et à jouer au niveau amateur avec une licence. »

Tu as évolué une bonne partie de ta carrière professionnelle en Espagne (Rayo Vallecano, Cadiz ou Tenerife, etc). Qu’est-ce que ces clubs t’ont apporté ?

« Beaucoup de choses ! Déjà j’ai pu signer mon premier contrat professionnel en Espagne. J’ai pu apprendre la culture du football espagnol qui est basée sur la possession et la technique. Tout le contraire du football en France qui est plutôt un jeu physique. En Espagne, j’ai pu connaître le football professionnel où j’ai appris aussi la rigueur, la discipline et l’envie de ne rien lâcher… Tout ce qui englobe le football professionnel pour jouer au haut niveau. »

Enfin, tu es au Valence FC (France) cette saison. Quels seront les objectifs du club et tes propres objectifs lorsque le foot amateur pourra reprendre suite à cette période de crise sanitaire ?

« Cette période de crise sanitaire est difficile pour tout le monde. Que ce soit dans le sport ou la vie professionnelle. C’est vrai qu’on a dû arrêter les compétitions. On essaye tous de s’entretenir à la maison pour garder un minimum de condition physique. On ne sait pas quand est-ce qu’on va reprendre. On parle de finir les matchs allers et enchaîner sur une forme de play-off. Les 6 premiers feraient donc un tournoi entre eux et seul le premier montera en National 3. Donc si on parle de ça, l’objectif sera d’accrocher les six premières places pour pouvoir disputer les phases finales et après monter d’un niveau. »