Le directeur sportif martiniquais du Red Star, Steve Marlet participe au stage de la Corsair Foot Academy pour connaître le niveau de certains jeunes mais aussi pour s’impliquer dans l’évolution du football de son île d’origine.

Interview de Steve Marlet, actuellement en Martinique à l’occasion des stages de la Corsair Foot Academy :

Vous êtes Martiniquais. Ça fait quoi de revenir au pays ?

« Je suis très heureux comme à chaque fois. On avait prévu de faire ce stage l’année dernière. Malheureusement, au vu des conditions sanitaires on a dû l’annuler au dernier moment. Aujourd’hui, c’est en quelque sorte une belle revanche de revenir sur mes terres, faire ce stage et accompagner les enfants. »

Vous êtes originaire de Saint-Pierre. Que représente cette commune pour vous ?

« C’est beaucoup de choses. C’est là où est née ma mère. Mes grands-parents et toute la famille de ma mère étaient là-bas. Après, je ne parlerai pas de la richesse et l’histoire de cette commune. C’est une grande fierté pour toutes ces raisons. Comme je sais que Saint-Pierre fait partie des communes qui participent à la Corsair Foot Academy, je suis très heureux de pouvoir y retourner. »

À propos de la Corsair Foot Academy, pourquoi avoir rejoint le projet de Luc Sonor ?

« Tout simplement parce que c’est un ami, c’est la première chose. Et la deuxième chose, c’est que j’ai pu participer au stage en Guadeloupe l’année dernière et j’ai vu que c’était très structuré. Donc ça me plaisait. Enfin la dernière chose, c’est que je trouve bien aussi d’avoir un œil sur les jeunes footballeurs de nos îles sachant qu’il y a assez peu de structures pour les encadrer, même si les clubs font beaucoup de travail ainsi que les ligues. Mais c’est bien aussi d’avoir l’œil des anciens pros que nous sommes. Je ne suis pas tout seul et ça aussi c’est intéressant pour eux et pour nous. En parallèle, je suis quand-même dans un club pro en métropole. Donc, si on peut trouver de bons petits joueurs, c’est bien. »

À première vue, comment trouvez-vous ces jeunes ?

« Il y a de la qualité. Après c’est vrai que les niveaux diffèrent un peu car ce sont des catégories qui vont de 12 à 16 ans. Déjà, il faut régler le problème athlétique car il y a beaucoup de centimètres de différence entre pas mal de joueurs. Mais j’ai déjà vu qu’il y a quelques joueurs qui ont quand même des qualités au-dessus des autres. »

Quel est l’objectif de ce stage et qu’est-ce qu’il faudrait améliorer chez ces jeunes ?

« Pour l’instant, l’objectif c’est de les sensibiliser à la culture du haut niveau et à l’exigence. L’exigence qu’on doit mettre sur le terrain et en dehors. Aujourd’hui, c’est sur ça qu’on essaie d’insister. Ce qui leur manque, c’est difficile à dire. En termes d’infrastructure je pense qu’on peut faire beaucoup mieux que ça soit en Martinique ou en Guadeloupe. C’est vrai que les terrains sont peut-être difficiles lorsqu’on veut faire des ateliers techniques. Donc là, on essaye de leur donner un maximum. Mais c’est vrai qu’an niveau des équipements sportifs des deux îles on pourrait faire mieux je pense. Les Antilles sont une région de gros potentiels en termes de football comme nous en Île-de-France, là où je suis. C’est bien aussi de pouvoir donner la chance à tout le monde. Surtout qu’il y a du talent. J’ai toujours pensé que les îles étaient un peu délaissées et qu’il fallait que nous, anciens footballeurs professionnels, qui plus est, originaires des deux îles puissent s’impliquer dans des stages comme ceux-là. C’est pour ça que je suis là aujourd’hui. »

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