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W. Médélice : « Le Club Colonial est le club phare de Fort-de-France »

L’une des recrues du Club Colonial, Waren Médélice, revient sur ses débuts avec l’équipe, lui qui a déjà évolué en National.

Interview de Waren Médélice, attaquant du Club Colonial :

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Qui se cache derrière Waren Médélice ?

« Moi, je suis un joueur qui sort de France. J’ai joué en National, à Saint-Amand et aussi au sein de la réserve de Valenciennes. Je suis retourné vivre en Martinique, ce qui fait que je vais rejouer en Martinique. »

Pourquoi revenir en Martinique ?

« Pour la famille. La Martinique me manquait également. Peut-être que je vais repartir en Belgique parce que j’ai des propositions. Mais, pour le moment, je pense peut-être faire une année ou deux en Martinique. Cela reste à voir. »

Tu viens d’où en Martinique ?

« Je viens de Dillon, d’un quartier qu’on appelle Dallas. J’ai commencé le foot très jeune, au Good Luck. Ma carrière a débuté à l’âge de trois ans. À cet âge-là, tu ne peux pas vraiment jouer au foot, mais j’ai continué, et je joue au football jusqu’à maintenant. »

Pourquoi avoir rejoint particulièrement le Club Colonial ?

« C’est un club que j’ai toujours bien aimé, même si j’étais chez les rivaux avant de partir, au Golden Star. J’ai beaucoup d’amis qui sont passés par le Club Colonial, comme Emmanuel Vermignon ou Alex De Percin, qui est ensuite allé au Club Franciscain. Pour moi, c’est le club phare de Fort-de-France. »

Vermignon et De Percin sont partis… Tu n’es pas trop déçu ?

« Franchement, oui. En plus, c’est Vermignon qui m’a aussi titillé pour venir. De Percin, je pense qu’on aura le temps de se revoir. On a joué dans les équipes jeunes au Good Luck. On a commencé tous ensemble. »

Donc tu as joué au Good Luck et au Golden Star ?

« J’ai joué au Good Luck, au Golden Star, au Diamant et j’ai fait quand même une petite saison au Saint-Esprit pour donner un coup de main. Mais, là où j’ai vraiment pris mon pied, c’était au Diamant et au Golden Star. »

Tu joues en tant qu’attaquant avec le Club Colonial de Charles Bonix. Comment trouves-tu les premières méthodes de travail ?

« Franchement, j’avais besoin de ça, en ce qui me concerne. Même si je sais que certains râlent un peu, je trouve qu’il veut nous pousser à être performants très vite. Cela signifie que c’est dur pour le moment. Mais il faut juste que les jeunes ou les autres joueurs se mettent dans la tête qu’on souffre maintenant, mais que dans quelques semaines ou dans un mois, il y aura des résultats. »

En National, est-ce ce type de préparation que tu faisais ?

« Oui, mais différemment. Par exemple, avec le Club Colonial, on a trois entraînements par jour tandis que là-bas, en préparation, on avait deux entraînements par jour et surtout, on avait la salle de musculation l’après-midi. Tu n’es pas tout le temps sur le terrain ou à la plage. Je trouve que c’est un peu plus physique ce qu’il nous fait faire ici. »

Quelles sont tes attentes pour cette saison après la phase de préparation physique ?

« Je ne vais pas te mentir, lorsque je signe quelque part, c’est pour être champion. Ça a toujours été mon objectif. C’est pour ça que de bons clubs de la Martinique m’ont appelé. Je n’y suis pas allé parce que c’était aussi très loin pour moi. Mais sincèrement, c’est le titre que je vise. On ne joue pas au foot pour finir deuxième ou troisième. »

Au Club Colonial, ce sera difficile de viser le titre dès la première saison, car il y a eu beaucoup d’arrivées et de départs…

« Oui, ça se voit et ça se sent, surtout quand on regarde notre premier match face à la Gauloise. Mais on peut peut-être créer la surprise. Si on suit ce que propose le staff et que les joueurs se mettent sérieusement au travail, il y a une possibilité de faire de bonnes choses et de finir parmi les trois premiers. »

Prochain match vendredi face à la JSVH, puis samedi face à l’AOG, en Guadeloupe. As-tu un objectif personnel pour ces rencontres ?

« Marquer ! Moi, c’est marquer, même si je sais qu’il faut qu’on joue bien. »

Malgré les pépins physiques…

« Effectivement. Ce n’est pas sûr que ce soit moi qui joue. Ils sont en train de voir si je peux jouer. Franchement, avec mes ampoules et mes deux mollets, je ne sais pas si c’est le changement climatique qui cause tous ces pépins, mais il n’est pas sûr que je sois là demain. Vraiment, ce n’est pas sûr. »

Mais, on aura compris que tu veux marquer des buts et des buts…

« Ça a toujours été le cas, et c’est bien pour cela qu’on m’a repéré. C’est mon objectif. Il faut que le ballon fasse trembler les filets, sinon il y a un problème. »

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