Le football féminin martiniquais, trop déséquilibré, nécessite une réorganisation de son championnat afin de renforcer l’adversité entre les équipes. Voici quelques pistes possibles.
Le football féminin martiniquais est visiblement en train de passer un tournant. En effet, de plus en plus de joueuses partent vers l’Europe pour réaliser des immersions en club, des détections, ou encore des tournois jeunes… dans le but de se faire repérer par des structures professionnelles.
Durant ce mois d’avril, certaines se sont dirigées vers le Paris FC, d’autres ont rejoint le FC Mamer au Luxembourg, et bientôt les U17 du Club Colonial iront à Montpellier pour participer à la 2e édition du grand tournoi national féminin U15F et U18F.
Une dynamique est enclenchée ! Toutefois, on remarque bien souvent que les joueuses ne sont pas suffisamment préparées, notamment physiquement, pour être nettement au-dessus des joueuses de France hexagonale, à titre d’exemple.
Constat criant : en fin d’année 2024, le Club Franciscain, la meilleure équipe des Antilles-Guyane, a perdu face au RC Roubaix Wervicq (10-1) en Coupe de France. Un score qui illustre le niveau inférieur du football féminin martiniquais face à celui de l’Hexagone.
Scores fleuves, matchs qui ne vont pas au bout des 90 minutes, compétitions plus que déséquilibrées… Le manque d’adversité entre clubs martiniquais fait de plus en plus débat ! Et pose la question de la réorganisation du championnat féminin.
1ère formule
Malgré le manque de joueuses dans le football féminin, la solution serait peut-être de changer le format du championnat. Plusieurs options sont envisageables, dont celle d’un championnat classique à deux phases, qui permettrait d’allier équité et compétitivité.
Dans cette formule, toutes les équipes s’affronteraient lors d’une phase aller simple, soit 8 journées, à l’issue desquelles un classement général serait établi.
Ensuite, le championnat serait scindé en deux groupes : une Poule Haute (matchs pour le titre), regroupant les 4 meilleures équipes, et une Poule Basse (matchs de classement), avec les autres formations. Chaque poule disputerait alors une seconde phase en matchs aller-retour, selon le calendrier disponible.
Cette structure permettrait de conserver une dynamique compétitive sur toute la saison, avec des matchs plus équilibrés et porteurs d’enjeux.
2e formule
Autre possibilité : au lieu d’avoir une poule de 9 équipes, comme aujourd’hui, il pourrait être intéressant de la diviser dès le départ en deux : une Poule Haute de 4 équipes et une Poule Basse de 5 équipes, en tenant compte du classement de la saison précédente. L’objectif étant, bien évidemment, de rehausser le niveau de compétitivité, de stimuler l’exigence et de garantir une meilleure préparation pour les jeunes qui souhaitent jouer au football de haut niveau.
Ce cas de figure est tout à fait possible. Le championnat ne se déroulerait alors pas sous la forme classique d’un aller-retour, mais selon une configuration plus dense : 3 matchs aller et 3 matchs retour pour la Poule Haute, et 4 matchs aller et 4 matchs retour pour la Poule Basse.
Avec des rétrogradations et des enjeux ? Le 4e de la Poule Haute pourrait être relégué en Poule Basse, et le 1er de cette poule pourrait devenir la 4e équipe à participer aux play-offs durant la saison, et intégrer la Poule Haute la saison suivante.
D’autres idées et solutions existent. Encore faut-il qu’elles soient mises sur la table et débattues collectivement, à l’aube de la dernière journée de la phase régulière du championnat 2024/2025, et à l’approche de ses play-offs tant attendus, prévus fin avril…
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