Le capitaine de l’Espoir de Sainte-Luce, Lory Balustre, insiste, avant le match contre la GSI Pontivy au 8e tour de Coupe de France, sur le plaisir et la solidarité. Il viendra avant tout pour jouer et profiter avec ses coéquipiers.
Interview de Lory Balustre, capitaine de l’Espoir de Sainte-Luce :
Comment l’équipe de l’Espoir perçoit-elle la GSI Pontivy ?
« On a essayé de regarder quelques matchs de Pontivy. Mais on ne s’est pas trop intéressés à eux. On s’est plutôt intéressés à nous. C’est un bonus pour nous d’être aussi loin en Coupe de France. On sait qu’on n’est pas très bien placés en championnat. Donc, c’est un match de préparation pour nous pour la suite. Si on peut aller plus loin tant mieux, mais si ça s’arrête là, on sera déjà fiers d’être arrivés jusque-là pour l’Espoir de Sainte-Luce. En vrai, c’est un gros bonus et ça fait plaisir. On a beaucoup de jeunes qui n’ont jamais vécu ça, même des anciens. On va se donner à fond et on verra jusqu’où on ira. »
Selon le coach de la GSI Pontivy, la clé du match sera la volonté. Es-tu d’accord ?
« Je suis tout à fait d’accord. Quand on regarde bien, lors des matchs de coupe, ce n’est pas forcément l’équipe la plus forte qui gagne, c’est, des fois, celle qui a le plus envie et celle qui se donne le maximum. »
Tu fais partie des joueurs de l’Espoir que la GSI Pontivy craint un peu…
« Ça fait plaisir que l’extérieur s’intéresse à nous. Mais on sait très bien que c’est un match de foot et qu’il y a du bluff dans tout. On verra bien sur place. Je suis venu jouer au football. Je ne pète pas ma tête sur ça. »
Quelle est la force de l’Espoir de Sainte-Luce à ce stade de la saison ?
« L’Espoir, c’est une famille. C’est la plus grande force. On est toujours ensemble et on se bat ensemble. Même dans la difficulté, on est ensemble et ça sera notre plus grande force. On va continuer comme ça et on verra où ça nous amène. »
Il y a eu un moment au cours de la saison où c’était vraiment agité au sein de l’équipe. Est-ce que c’est depuis ça que vous avez gagné en solidarité ?
« Quand on monte en Régional 1, c’est toujours la deuxième saison la plus dure. Et malgré qu’on était dans le fond du trou, on était tous là. Ça nous a prouvé qu’on a une équipe qui aime le football. Même si c’est dur, on continue comme c’est. »
Vous avez des attaquants intéressants, de bons gardiens, des défenseurs solides, des milieux qui tiennent la route… Quand on a tout ça, qu’est-ce qu’on espère ?
« Quand on a tout ça, on espère que tout le monde prenne du plaisir et si ça peut permettre aux plus jeunes et à d’autres de voir plus loin, ça serait très bien et on serait très fiers d’eux. Ça nous ferait du bien de prouver qu’en Martinique il y a des pépites comme partout ailleurs. »
On te sent serein…
« C’est un match de foot. De toute façon, moi je viens pour jouer, pour m’amuser et pour profiter avec mes amis. Donc, je ne suis pas là pour me mettre trop de pression. Le football, c’est le travail qui paye. »
.