Le RC Lorrain est en pleine difficulté en ce début de saison. Le club enchaîne les matchs perdus par forfait et vient de perdre Mano Hermine, un grand nom du football de la commune. État de la situation avec Max Briler, président de la commission football du Rapid Club.

Interview de Max Briler, président de la commission foot du Rapid Club du Lorrain :

Forfait contre l’Emulation en Coupe de France. Forfait contre le New Star en Coupe de Martinique. Forfait contre l’US Riveraine en Régional 2. Que se passe-t-il au RC Lorrain ?

« Tout simplement, nous sommes dans le dur. Nous avons eu un certain nombre de départs au sein d’un effectif qui n’était déjà pas extrêmement important, ce qui fait que ça nous pénalise énormément. On a tenté de recruter. Mais quand on voit que nos joueurs issus du sérail s’en vont, c’est de plus en plus compliqué de pouvoir ramener des joueurs au sein du club. Donc, nous tentons par tous les moyens d’arrêter cette hémorragie, de pouvoir trouver une solution et que l’équipe puisse se retrouver au moins cette semaine en compétition R2. C’est le souhait du club. On veut trouver une formule qui permettrait effectivement de retrouver les terrains de Martinique afin de permettre au club de continuer sa mission d’être une équipe de la côte atlantique qui reprend son travail de formation. C’est surtout ça. Là, nous sommes dans le dur. On le reconnaît. Mais, on a quand même espoir de trouver une formule qui nous permettrait effectivement de repartir. »

Comment empêcher que cette situation n’empire ? Le club est en train de se morfondre…

« C’est surtout l’équipe senior qui pose problème, en fait. Nous essayons par tous les moyens de trouver une solution pour que l’équipe reprenne la compétition. Après, au niveau des jeunes, on ne se plaint pas trop puisque les choses peuvent se faire. La saison redémarre plus vite que prévu au niveau des jeunes. Ceci étant dit, nous ferons le nécessaire à ce niveau. Maintenant, c’est plus par rapport à l’équipe senior que nous péchons. Au niveau des matchs précédents, on n’a pas pu être sur le terrain. Nous essayerons par tous les moyens d’être présents face à l’Excelsior. »

Quelle sera cette formule pour espérer jouer face à l’Excelsior ce samedi ?

« Au moment où l’on parle, je n’en sais pas plus. Mais, nous essayerons de trouver les solutions pour permettre aux différents joueurs qui ont déjà signé leur licence de faire en sorte que les choses aillent dans le bon sens. Ce n’est pas très simple. Tout le monde le reconnaît au Lorrain. Tout le monde s’attend à ce que le club fasse un forfait général. Mais nous ferons tout pour ne pas arriver à ce stade-là. Nous essayerons de remobiliser nos quelques jeunes joueurs qui sont au club et de faire en sorte aussi que certains joueurs acceptent de reprendre au Rapid Club. On n’a pas beaucoup de joueurs seniors qui sont restés au club. C’est ça notre difficulté. D’autant plus qu’au niveau de l’équipe U17 de l’an dernier, beaucoup de joueurs sont partis faire leurs études. C’est ce qui nous pénalise fortement. On n’a pas beaucoup d’U17 qui peuvent accéder en équipe 1. Nous avons toutes les difficultés du monde mais nous tenterons de trouver une solution qui nous permettrait de faire cette compétition de R2. »

Autre situation triste, le décès d’un ancien footballeur du club : Chrysostome Charles Hermine (surnommé Mano). Que représentait ce Monsieur du Rapid Club ?

« Pour ceux qui l’ont connu, il représentait beaucoup. Il était même éducateur à un moment donné, au niveau du club. Quand on parlait de la grande équipe du Rapid Club de 1965, ne pas nommer Mano Hermine et les frères Casuc aurait été une difficulté. Cette équipe-là, même avec une rétrogradation, était reconnue comme une équipe phare du football martiniquais. Donc, Mano Hermine était quand même le meneur de jeu à cette époque. Même avec un âge avancé, quand on le voyait sur le terrain qui participait avec nous à des matchs, ce n’était pas n’importe qui en matière de football. Tout le monde le reconnaît. Et, même les grands joueurs de son époque reconnaissaient effectivement que Mano, c’était la classe au-dessus, tout simplement. »

Le RC Lorrain ou encore la Ville du Lorrain vont-ils organiser quelque chose en son honneur ?

« À ce niveau, je n’ai pas plus d’informations. On était tous surpris parce que ça faisait quelque temps qu’on ne le voyait plus. C’est vrai qu’on a été très embêtés par sa disparition, d’autant plus qu’à cette même période on a également perdu Jean Rodin qui était de la grande équipe du Rapid Club. Donc forcément au niveau du club, on va échanger là-dessus pour voir ce qu’on pourrait proposer parce que Mano Hermine c’est quand même un grand nom du football martiniquais et du football lorrinois. »

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