L’entraîneur de la Samaritaine, Gaël Germany, envisage de conserver son effectif actuel et de poursuivre le travail entrepris pour réussir la seconde moitié de la saison en Régional 1.
Interview de Gaël Germany réalisée au terme de la rencontre face au CS Case-Pilote (3-0) :
Victoire de la Samaritaine contre le CS Case-Pilote (3-0). Mission accomplie…
« C’était le dernier match de l’année ; on avait envie de le finir correctement et de remporter les 4 points. On a pris le match par le bon bout contrairement au week-end dernier (NDLR : match nul contre le RC Saint-Joseph). Après, en première mi-temps, on s’est créé pas mal de situations. On n’a pas été efficaces dans le dernier geste. À la mi-temps, après les premiers changements, on a senti une fraîcheur qui nous a permis d’inscrire le premier but. C’est vrai que sur ce genre de rencontres, où le match est assez fermé, le plus dur c’est de faire le premier but et derrière on a su enfoncer le clou. Je pense que le CS Case-Pilote a pris un coup derrière la tête tout de suite après et on a pu aggraver la marque. Dans l’ensemble, je pense qu’on fait un match correct, sérieux et appliqué. »
Et surtout vous restez invaincus en championnat…
« Si on veut encore espérer quelque chose sur la deuxième partie de la saison, il faut faire le plein à domicile. On a eu la chance d’être efficaces, de concéder très peu de points cette année et d’être toujours invaincus. Ce n’est pas plus mal pour la fin de la saison. »
Vous êtes effectivement à 4 points du Club Franciscain. Cette équipe est-elle atteignable ?
« Oui, tant qu’il y a encore de la vie, il y a encore de l’espoir. Après, on est conscients qu’il y a des équipes qui sont encore au-dessus de nous. Mais, je pense qu’avec nos qualités, le travail et aussi nos supporters, sur un match, on peut décrocher des performances. Il faudra enchaîner plusieurs matchs de qualité pour justement perturber les grosses équipes de notre championnat. Mais, je pense qu’il y a quand même des équipes, comme le Club Franciscain, qui ont des armes offensives meilleures que nous et qui ont également plus de sécurité défensive qui leur permettent aujourd’hui d’être leaders. »
Peut-on vraiment dire qu’offensivement, on peut mieux faire à la Samaritaine ?
« Moi, je reste persuadé qu’offensivement, même si on a des joueurs de qualité, c’est sur ça qu’il faut qu’on travaille : l’efficacité devant le but pour ne pas avoir à douter sur certaines rencontres. »
La Samaritaine a un effectif assez pléthorique et ça fait peut-être des mécontents. On va bientôt rentrer dans une phase, en janvier, où certains joueurs voudront partir. Est-ce une crainte ?
« Que ce soit clair. On a posé certaines conditions. Aujourd’hui, l’effectif est composé d’un certain nombre de joueurs et plus personne ne part. On avait donné une période pour les joueurs mécontents, ils pouvaient faire leur choix. Mais, aujourd’hui, on a décidé que personne ne bougerait. Maintenant, il va falloir composer avec les mécontents et les mécontents devront montrer qu’ils méritent de jouer un peu plus lorsqu’ils auront la chance de jouer. Moi, je n’ai pas de problèmes avec ça. Mais, en tout cas, personne ne part. »
Il y a des mécontents ?
« Oui et j’espère justement qu’il y en a parce qu’on ne peut pas s’entraîner toute la semaine et ne pas avoir envie de jouer. Après, il y a des attitudes et des comportements à avoir. Il y a du respect aussi à avoir. Contre le CS Case-Pilote, je pense qu’il y a eu un joueur qui n’était pas content et son attitude ne nous a pas plu. Derrière, ceux qui avaient l’état d’esprit qu’il fallait ont été récompensés. Il y en a qui sortent du banc et qui ont scoré. Je pense que ça aussi, chez nous, l’attitude et le comportement sont très importants. Les mécontents vont être frustrés pendant un petit moment. »
Pour la fin de la saison, quel serait le scénario idéal au niveau de la gestion du groupe ?
« Au niveau de la gestion du groupe, déjà, que les gars continuent à s’entraîner sérieusement et aussi qu’on continue à leur donner du plaisir lors des séances. Jusqu’à maintenant, c’est ce qu’on essaye de faire. On essaye de proposer des séances d’entraînement qui plaisent. Après, pour ceux qui ont la chance de jouer, ils doivent se donner les moyens de rester dans le 11 ou dans le 16.
Aujourd’hui, je tire mon chapeau à un garçon comme Jordan Solis qui est resté blessé longtemps et qui a travaillé individuellement pour revenir. Aujourd’hui, quand on voit l’investissement et l’envie qu’il met lorsqu’il rentre, c’est vraiment ce qu’on cherche ! Des garçons comme ça… Après, il n’est pas toujours efficace, il n’est peut-être pas toujours beau à voir jouer, il ne fait pas tout le temps le bon geste, mais il est à 2 buts en 2 matchs. »

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