Lors de la 7e journée du championnat féminin, seul un match sur quatre a été disputé. Deux rencontres ont été reportées, et un match a été gagné par forfait. La Commission féminine lance un appel à redoubler d’efforts en matière d’organisation.

« Abandonnée », « dégoutée », « déçue ». Ce sont les termes qui caractérisent le climat actuel du football féminin en Martinique. De multiples reports, des matchs gagnés par forfait, des scores fleuves qui découragent chaque week-end… la situation est critique, comme l’illustre la 7e journée de championnat où un match sur quatre a été joué (NDLR : victoire de l’Entente Sainte-Anne/Sainte-Luce contre la Gauloise 7 buts à 0).

Les raisons :

  • Un stade non disponible au Saint-Esprit et un accord non trouvé entre l’Avenir et l’Émulation pour disputer la rencontre. Match reporté.
  • le Club Colonial n’avait pas suffisamment de membres pour représenter le club dans la catégorie féminine car l’équipe masculine jouait au Vauclin au même moment. Match reporté.
  • des joueuses grippées et un effectif trop restreint ont empêché l’Assaut de pouvoir affronter le Club Franciscain. Le François gagne par forfait.

Face à ces faits, la Commission du football féminin à la Ligue de Martinique exprime son mécontentement :

« Il faut que les clubs fassent des efforts. Nous savons très bien que cette saison est assez particulière et vraiment exceptionnelle. C’est la première fois depuis 15 ans que nous devons jouer la Coupe de France, la Coupe de Martinique, le championnat, la Coupe VYV et effectuer des campagnes de sélection. Toutefois, les clubs savaient à l’avance que le calendrier serait surchargé. Il y a pléthore de matchs et pourtant, ils ne semblent pas vouloir faire des efforts d’organisation, » nous a confié Jean-Luc Mostor, président de la commission.

Et de poursuivre :

« Certaines personnes expriment souvent le désir d’être traitées de la même manière que les garçons. Cependant, lors du Trophée Yvon Lutbert, organisé fin août pour les garçons, les quatre équipes engagées sont présentes. En revanche, pour les filles, le Trophée Henri Jumontier, qui ouvre également la saison en août, doit maintenant se dérouler après le carnaval. Presque chaque saison, nous sommes contraints de repousser ce match… Ainsi, dans leur organisation, les clubs doivent faire des efforts, car sans ces efforts, nous n’y parviendrons pas, » nous a-t-il déclaré.

Rencontres en nocturne, souvent difficiles à organiser en semaine, et des matchs en week-end compliqués à mettre en place. À ce rythme, la saison pourrait se terminer au mois de juillet… Une meilleure implication des acteurs et actrices du football féminin est donc souhaitée, au risque d’être proche de la perfusion cette saison.

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