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S. Eschylle : « On a fait douter le RC Rivière-Pilote »

La vaillante équipe féminine du Club Colonial a subi une défaite face au RC Rivière-Pilote (4-1) mercredi soir à Sainte-Luce, lors d’un match en retard de la 7e journée de championnat. Malgré ce revers, les Clubistes ont démontré un beau niveau de jeu. Le coach foyalais, Simon Eschylle, nous livre les secrets de cette performance.

Interview de Simon Eschylle, entraîneur du Club Colonial féminin, après la défaite de son équipe contre le RC Rivière-Pilote (4-1) :

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Le score est sévère au vu de la prestation de ton équipe durant la rencontre…

« Sévère. 4 buts à 1, c’est vrai que c’est un gros score. Après, mes joueuses ont pris un peu de temps pour rentrer dans le jeu. Quand elles ont commencé à rentrer dans le jeu, ça a été mieux, bien qu’on ait pu faire des erreurs techniques. Mais, on a fait douter le RC Rivière-Pilote pendant un bon moment. La preuve, à la mi-temps, nous étions à 0-0 et ce n’est qu’en deuxième période qu’elles ont su faire la différence avec leur expérience, bien sûr. »

NDLR : Eve Hieu (x2), Laura-Line Timard, Kahina Foutou (RC Rivière-Pilote) et Nolyane Godard (Club Colonial) ont marqué.

C’est ça la force des grandes équipes : Rivière-Pilote a su faire le dos rond et piquer aux moments opportuns… Le Club Colonial a eu des temps forts et le regret c’est qu’il n’y avait pas cette conclusion à la fin…

« Dans nos moments forts, on n’a pas pu finaliser, conclure et mettre le but qu’il fallait de façon à faire douter encore plus l’adversaire et c’est ce qu’on va travailler encore plus. C’est-à-dire, avoir le mental pour être tueuses devant les buts pour pouvoir affronter ces grandes équipes. Au jour d’aujourd’hui, nous sommes une équipe qui est en train de progresser, une équipe d’avenir. On est en train de faire un travail sur le long terme. Je pense que d’ici 2-3 années, ça va payer et on va voir le Club Colonial encore plus. »

Soyons réalistes. Par rapport à la saison dernière, dans le jeu, il y a vraiment un progrès notable au Club Colonial…

« Effectivement, l’année dernière, le Club Colonial était l’équipe que tout le monde battait. On n’arrivait pas à aligner 11 joueuses chaque week-end. Depuis la fin de la saison dernière, on a su se regrouper, le staff qu’on a mis en place et moi, de façon à recruter quelques filles et les faire travailler. Ces filles-là ont un potentiel énorme et il y en a beaucoup qui n’ont pas su jouer très tôt et qui n’ont pas pu faire l’école de football. Ce travail est en train de se mettre en place et d’ici quelques années je pense qu’on sera mieux. On va jouer dans la cour des grands. »

Aujourd’hui, quel est le projet de jeu du Club Colonial ?

« On n’a pas encore mis un projet de jeu en place. Mais, notre jeu maintenant, c’est se déplacer de façon à toujours donner au porteur de balle une solution pour préparer le jeu et trouver la profondeur. Lorsque nous jouons, nous trouvons des phases de jeu en triangle, en profondeur la plupart du temps et c’est ce qui nous fait progresser et conclure. Sur nos 8 matchs qu’on a déjà faits, on a eu 2 défaites : contre le RC Rivière-Pilote et le Club Franciscain. Et le reste, 6 victoires. On va pouvoir continuer à travailler dans ce sens-là de façon à ce que les filles elles-mêmes prennent confiance en elles pour pouvoir maîtriser tout cela. »

D’après mes informations, il y a beaucoup de joueuses aux entraînements du Club Colonial. Quel est l’état d’esprit des joueuses et du club, cette saison ? Et, quelle est la recette de ces résultats qui n’existaient pas la saison dernière ?

« La saison dernière, on n’a pas eu tous ces jeunes qui sont montés en U16 et U17. Elles ne pouvaient pas jouer au niveau sénior. C’est pourquoi cette année, on s’est battus pour pouvoir intégrer les trois U16 et les trois U17 dans le jeu. Ce sont ces joueuses-là qu’on a pu récupérer avec d’autres qui avaient arrêté et qui ont repris. C’est ce qui fait qu’on a un groupe assez conséquent. On a un groupe de 26-28 filles à l’entraînement parfois. Lorsqu’on a un groupe assez conséquent, on peut travailler convenablement.

Au niveau de l’état d’esprit, on a des différences d’âge. L’évolution entre jeunes et grands prend du temps. Mais, la mayonnaise est en train de prendre. On commence à se comprendre et ça se voit sur le terrain. Ce qui fait que l’esprit de l’équipe est là, mais, on va encore travailler ça en profondeur de façon à ce que tout le monde soit synchronisé et aille dans le même sens. »

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