Grâce à des réalisations d’Hervinsonn Gervais (x2), Fabian Maville, Wilson Fontaine, Edwin Mata et Kérane Léria, la sélection de Martinique U20 a battu l’équipe du Pôle Outre-Mer (6-0) au stade En Camée à Rivière-Pilote. Willy Padoly, le coach adjoint de la sélection parle du groupe avant le départ pour Saint-Kitts ce vendredi.

Interview de Willy Padoly, coach adjoint de la sélection de Martinique U20 :

Comment as-tu trouvé la prestation collective de l’équipe contre l’équipe Pôle Outre-Mer ?

« Franchement, c’était une prestation très correcte dans l’ensemble, surtout en montée en puissance par rapport aux différents stages qu’on a effectués. C’est de bon augure pour la suite. Pour la compétition, ça permet de nous faire rêver et d’avoir de bons espoirs. »

Le 3-5-2 est un système assez ambitieux. Comment juges-tu le jeu de l’équipe avec ce système ?

« C’est un système qu’on a adopté dès le départ et qu’on a justement travaillé. Les joueurs adhèrent. C’est vrai, c’est un système sur lequel on insiste beaucoup à l’entraînement parce qu’on sait la complexité du 3-5-2. Par rapport à la qualité des joueurs qu’on a, ce système nous correspond totalement. »

À titre personnel, Edwin Mata et Hervinsonn Gervais montrent de belles choses. Comment évalues-tu le niveau de ces deux joueurs ?

« Ils ont un bon niveau. Ils se sont bien intégrés au groupe. Il ne faut pas oublier en plus qu’Hervinsonn joue en R2 et Edwin joue au Cerfa, déjà un petit peu, à un plus haut niveau. Mais, Edwin je le connaissais déjà par rapport à sa qualité technique. C’est vrai que c’est un très bon joueur. Hervinsonn, j’ai envie de dire que c’est un peu la surprise du groupe. La preuve, il a été appelé en renfort au dernier moment et il montre de très belles choses. »

Tu apprécies quel autre joueur en particulier ?

« Je n’ai pas vraiment de petit joueur, car j’en ai pas mal en fait… C’est vraiment le groupe. On a vraiment un groupe de qualité et franchement, même si ce ne sont que des joueurs locaux, c’est un très bon groupe. Moi, je les apprécie tous en termes de qualité technique et tactique. »

Toi qui as connu la sélection et le haut niveau avec les Matinino, dans quel état d’esprit doit-on se trouver avant d’aborder des compétitions internationales comme celle de Saint-Kitts ?

« Je leur ai dit ça dès le départ, il faut avoir un esprit de compétiteur. On n’est pas là pour rigoler. On va vraiment à Saint-Kitts en mission. C’est vraiment accomplir une mission. On représente quand même la nation. Ce genre de compétition-là peut être un levier pour certains. Comme je leur dis, c’est tout donner pour ne pas avoir de regrets. Ils ont pris la peine de faire des sacrifices pendant le carnaval. Pour moi, en tout cas, ce n’est pas pour arriver à Saint-Kitts-et-Nevis en vacances. »

Dans une récente interview, ton frère, Tony, t’a encensé. Que peux-tu lui répondre ?

« Comme il sait, lui aussi, il est dans mon cœur. De toute façon, c’est mon frangin. C’est le seul que j’ai, on est très complémentaires et on est très complices. Je lui souhaite de continuer dans tout ce qu’il fait et entreprend par rapport à son club en tant que président et éducateur. Depuis qu’il est entré au Sporting, le club a vraiment un notre visage. »

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