Même si le bilan est plutôt négatif, la sélection de Martinique peut tout de même tirer des enseignements positifs malgré ses faiblesses défensives, son manque d’automatismes et ses défis à relever.

Malgré la défaite au Guatemala (3-1), le match nul arraché à domicile contre le Guyana (2-2) et un bilan négatif de 1 point sur 6 lors de la trêve internationale de septembre, la sélection de Martinique, bien que confrontée à des conditions particulièrement difficiles, a tout de même tiré des enseignements positifs de ces derniers jours.

En vrac, on pourrait citer les prestations de Kévin Appin, unique buteur au Guatemala et capable de s’adapter à toutes les situations, tant offensives que défensives au milieu de terrain; le rendement de Cyril Mandouki, joueur infatigable, souvent capable d’occuper des postes inhabituels, de compenser et de dézoner sur le terrain ; le retour de Samuel Renel, passeur décisif, toujours aussi technique et dynamique. Sans oublier, bien sûr, les entrées intéressantes d’Enrick Reuperné et de Tarik Cavelan, les bons matchs de Johnny Marajo, et le premier but en sélection de Rudy Varane

« Je suis fier et je tiens à féliciter mes coéquipiers »

Tous ces joueurs ont certainement marqué des points aux yeux de bon nombre d’observateurs. La qualité s’affirme au sein du groupe et devient évidente à chaque rassemblement. Si bien que l’éternel débat sur le nombre de professionnels et de locaux en sélection commence à exaspérer le capitaine Brighton Labeau :

« Cela fait des années que ces joueurs-là sont en sélection. Ce n’est pas parce qu’ils jouent en Martinique que cela veut dire qu’ils n’ont pas le niveau international. Je suis fier et je tiens à féliciter mes coéquipiers. Rentrer en jeu, à 10 contre 11, et apporter ce qu’ils ont apporté : grand respect à eux ! Bien sûr qu’un Tarik Cavelan ne peut pas tenir 90 minutes de jeu. Mais, en faisant entrer ce type de joueurs en cours de match, même dans des situations difficiles, ils montrent qu’ils ont de la qualité et d’ailleurs ils ont su apporter ce qui nous a manqué, souffle-t-il avant de poursuivre :

« Si on revient à 2-2 contre le Guyana, c’est parce que ces joueurs-là ont donné tout ce qu’ils avaient, parce qu’ils ont de la qualité et parce qu’ils ont envie de jouer. Notre groupe est très uni, arrêtons de douter du collectif et des choix du coach. »

En dépit d’un manque d’automatismes…

Malheureusement, avec cinq buts encaissés en deux matchs et aucune victoire à la clé, la déception et le doute sont légitimes. Défensivement, la Martinique a failli !

« Il ne faut pas oublier que Bellance et Poulolo n’avaient aucun match disputé ensemble avant ces deux rencontres. Les automatismes tactiques n’étaient pas au rendez-vous et seulement quatre entraînements ne suffisent pas pour travailler ça, » reconnaît le capitaine des Matinino.

Parallèlement, les offensives adverses sur les couloirs, les débordements et les dédoublements, ont posé énormément de problèmes, notamment à Joris Moutachy à gauche et à Damien Dussaut à droite. Pour la double confrontation contre la Guadeloupe en octobre (11 et 15 octobre), le sélectionneur Marc Collat devra trouver des solutions pour obtenir de meilleurs résultats et renforcer l’assise défensive, d’autant plus que la charnière habituelle Poulolo-Rivièrez ne pourra pas être alignée (Poulolo suspendu et Rivièrez incertain).

Quelles solutions trouvera-t-il, et quels choix fera-t-il à ce niveau où la moindre faille se paie cash et où il devient urgent de gagner des points…

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