Originaire de Saint-Pierre par sa mère, Sarah Solémalé, qui œuvre aujourd’hui au sein de l’Association européenne des clubs (ECA) après dix ans à la FIFA, évoque ses racines martiniquaises et témoigne de son lien particulier avec la Martinique.

Déclaration de Sarah Solémalé :

« Mon nom de famille est celui de ma mère, qui est née en Guadeloupe mais qui a grandi depuis l’âge de 3-4 ans en Martinique, à Saint-Pierre. Elle a fait toute son enfance là-bas jusqu’à ses 18 ans. Elle est ensuite partie en métropole. Mais c’est de par ma mère que je tiens mes origines martiniquaises. Moi, je suis née et j’ai grandi à Paris. J’ai visité la Martinique pour la première fois assez tard dans ma vie, vers 19-20 ans, c’était en 2009. J’y suis allée avec ma mère et j’ai pu vraiment découvrir à ce moment-là mes racines et toute la partie de ma famille que je n’avais pas encore rencontrée jusqu’alors. Cela a été pour moi une révélation, parce que c’était la moitié de moi-même que je n’avais pas pu encore découvrir. Lors de ce voyage, j’ai pu découvrir mon histoire, connaître ma famille, et ça a été un moment fort en émotion que je retiens dans ma mémoire comme un moment très positif de ma vie. D’ailleurs, j’y suis retournée ensuite en décembre 2019 avec mon mari, et il m’a demandé en mariage là-bas, en Martinique. C’est vraiment une île que je tiens dans mon cœur. La Martinique, c’est mes racines, mais également le lieu où on m’a demandé en mariage, et forcément, c’est un lieu très spécial pour moi.

Lors de mon passage à Saint-Pierre, j’ai été profondément marquée par l’histoire et la beauté de la ville. On peut constater effectivement les ruines qui sont toujours visibles, comme le théâtre ou la prison, dues à l’éruption assez tragique de la montagne Pelée au début du 20e siècle. Je trouve qu’il y a un certain charme paisible au bord de la mer, qui donne une atmosphère à la fois émouvante et envoûtante.

J’ai un lien particulier avec cette place où se trouve le marché, puisque ma grand-mère y vendait tous les week-ends. Lorsque je lui ai rendu visite pour la première fois, j’ai pu prendre part à ses activités, et c’était assez émouvant. Ma grand-mère est décédée il y a quelques années, et j’ai pu quand même la rencontrer sur son lieu de vie. Je me rappellerai toujours d’elle sur ce marché en train de vendre. C’est donc assez spécial pour moi.

À la croisée de la nature et de l’histoire, Saint-Pierre est une expérience assez riche de la culture martiniquaise. »

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