Nathaela Paulin revient sur le premier match de la saison du RC Rivière-Pilote contre l’Espoir de Sainte-Luce. Elle évoque également son statut au sein de son équipe et les ambitions du club.

Interview de Nathaela Paulin, milieu de terrain du RC Rivière-Pilote (qualité du son extérieure, indépendante de notre volonté) :

La victoire du RC Rivière-Pilote contre l’Espoir de Sainte-Luce (9-0) était-elle attendue ?

« Oui, je pense qu’on était attendues et on était favorites pour ce match-là, on ne va pas se le cacher. Je pense qu’on a fait le travail. »

Quand on est le RC Rivière-Pilote, gagner avec des scores fleuves, prend-on plaisir ?

« Bien sûr, le plaisir n’est pas dans le nombre de buts, il est dans la façon de jouer. Si on ne lance pas le ballon pour une attaquante et elle va marquer… C’est sûr qu’on peut prendre plaisir en faisant tourner le ballon, en trouvant des schémas et en essayant de jouer ensemble. C’est là que l’on prend plaisir. »

Il y a-t-il une forme d’empathie quand on sait que l’adversaire encaisse 9 buts ? Une forme de tristesse pour elles…

« Bien sûr ! On aurait envie qu’elles travaillent un peu plus pour pouvoir avoir un peu plus de résistance en face et qu’elles aussi elles prennent du plaisir parce que ça ne doit pas être amusant pour elles non plus. »

Es-tu satisfaite de la prestation de ton équipe ?

« Oui et je pense qu’on peut encore mieux faire. On est toujours en train de travailler. Le groupe a changé et il y a énormément de nouvelles joueuses. Je pense que ce qu’on a produit aujourd’hui n’est déjà pas mal. »

Tu as joué en France. Comment te perçois-tu dans cette équipe du RC Rivière-Pilote ?

« Je me perçois comme une joueuse normale en fait. Je me mets au niveau de tout le monde. La France, c’était la France. Là, je suis en Martinique et je fais partie du Racing. Je suis une joueuse au niveau des autres joueuses du Racing. »

Tu avais joué à quel niveau en France ?

« J’ai joué jusqu’en D2. »

Comment trouves-tu le niveau aujourd’hui ?

« Ce n’est pas comparable. Il y a des matchs où on trouve un bon niveau. Quand on joue contre le Club Franciscain, c’est un match où il y a une grosse intensité où on va retrouver les phases de jeu un peu similaires à un niveau plus élevé. Mais, on ne va pas comparer le niveau national au niveau régional martiniquais. »

Il y a le Club Franciscain, il y a aussi le Club Colonial. Comment jugez-vous ces deux équipes ?

« Aujourd’hui, on ne les juge pas parce qu’il y a eu pas mal de changements lors du mercato. Il y a eu pas mal de filles qui ont changé de clubs. Donc, on va préparer chaque rencontre et on verra au moment venu. La vérité sera sur le terrain. »

Vous vous sentez inférieures à ces équipes-là ?

« On n’est inférieures à personne. On est à notre place et maintenant à la meilleure équipe de montrer qui voudra les titres et qui ira les chercher. »

Quels sont tes objectifs personnels ?

« La saison dernière, on a réussi à jouer une demi-finale de play-offs et une finale de Coupe de Martinique. Cette saison, on veut jouer deux finales et pourquoi pas les gagner. »

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