Ce samedi 15 novembre, l’Espoir de Sainte-Luce va disputer, face à l’Éveil des Trois-Îlets, la première finale de l’histoire du club dans sa section football. Malgré le statut de favori de son équipe, Ludovic Colman veut faire attention à son adversaire.

Interview de Ludovic Colman, gardien de l’Espoir de Sainte-Luce :

Avant ce match historique, est-ce que vous ressentez de la pression ?

« Non, franchement, il n’y a pas de pression. On aborde le match avec beaucoup d’excitation, beaucoup d’envie, beaucoup de calme aussi parce qu’on sait que ça va être important. Une finale, c’est du 50-50 peu importe le niveau de l’adversaire en face. La Coupe de France est toujours pleine de surprises. Il faut qu’on garde la tête sur les épaules. On y va dans cet état d’esprit. »

L’Espoir affiche un tout autre visage que celui du début de saison. Que s’est-il passé ?

« Je pense qu’au début de saison, on a eu une préparation qui était un peu tronquée. C’est vrai qu’on n’a pas eu tout le groupe durant la période estivale. Donc, forcément, avec huit ou neuf nouveaux joueurs et avec un certain nombre de joueurs qui sont partis, ça a été un tout nouveau groupe, une dynamique et une cohésion d’équipe. Je pense qu’avec le retour de tout le monde, c’est un peu ce qui s’est passé. On a été honnêtes. On s’est dit les choses franchement. Je pense qu’on tire tous dans le même sens et maintenant, on ressemble vraiment à une équipe. Je pense que c’est là où la différence s’est faite. »

Quelle est la force de l’équipe en ce moment ?

« La force de l’équipe est un peu la force que j’ai toujours reconnue à Sainte-Luce. C’est un peu cet état d’esprit de guerriers. Il y a une équipe qui a une âme poussée par des supporters qui sont derrière eux en tout temps, peu importe les situations. Je pense que c’est cette âme-là qui fait toute la force et qui fait toute la différence aujourd’hui, au-delà de la qualité que l’on peut avoir et que l’on commence à voir d’ailleurs. C’est vraiment mental. »

Comment percevez-vous l’Éveil des Trois-Îlets ?

« Je n’ai pas trop eu l’occasion de les voir jouer, en toute honnêteté. J’ai été blessé pendant une longue période et j’ai été un peu écarté des terrains. C’est vrai que je n’ai pas trop suivi. Maintenant, c’est une équipe qui a éliminé quand même deux clubs de Régional 1 dans sa poule, et pas des moindres puisqu’il y a quand même eu le COT, qui a fini pas loin des quatre premières places l’année dernière et qui a fait un très bon recrutement. Je pense que ce n’est pas un outsider pour moi. C’est vraiment une équipe à prendre au sérieux. Une équipe avec des joueurs d’expérience. On connaît Kevin Reuperné, Wilfrid Charloton, Fucien Brunel… On sait que ce sont des joueurs qui ont déjà fait des finales. Il ne faudra pas du tout les sous-estimer parce que c’est l’équipe qui a l’expérience de son côté. »

Ça peut être le match piège ?

« Ça peut être le match piège si on ne met pas les ingrédients qu’il faut. Que ce soit de leur côté ou du nôtre, je pense que si nous, on met tous les ingrédients, on aura toutes les chances de notre côté. En toute humilité, bien sûr. »

Aurais-tu un message à adresser aux supporters de l’Espoir ?

« J’ai envie de leur dire de ne surtout pas changer, de continuer à être derrière nous, de continuer à mettre l’ambiance, et nous, de toutes les façons, on fera tout ce qui faut sur le terrain pour essayer de les rendre fiers et pour leur apporter un jour historique. »

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