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Entretient (audio) :

 

Entretient (Texte):

Tu es aujourd’hui sans club, comment tu vis cette situation ?

« Moi, j’ai eu une grave blessure… plusieurs blessures, en fait, qui m’ont fait arrêter le football pendant un an voire deux ans. Maintenant, ça fait un peu plus de six mois que je m’entraîne avec l’équipe de Bézier pour garder la forme et retrouver le rythme. Aujourd’hui, je vis cette situation naturellement. Ma famille, ma femme et mes enfants m’aident à passer ce cap. Là, j’attends un signe d’un club pour pouvoir retrouver les terrains et également les vestiaires. »

Quel est ton objectif ? Tu as eu des clubs qui t’ont déjà contacté ?

« Oui j’ai eu des contacts! J’ai mes agents qui s’occupent de ça. Mais pour l’instant, on préfère prendre notre temps, comme ça fait plus d’un an que j’ai arrêté de jouer. L’objectif reste de trouver un club assez rapidement mais ce qui nous intéresse c’est surtout trouver un bon challenge et ne pas signer n’importe où. »

Tu cherches un bon challenge à quel échelon ?

« Peu importe le challenge ! Je n’ ai pas vraiment de préférence. Je peux jouer le maintien, ça peut être aussi une montée, ça peut être un peu de tout. Ce qui compte, c’est surtout de me relancer et de prendre du plaisir car ça fait un an/deux ans, que j’ai galéré avec les blessures et moi je n’ai qu’une envie c’est d’être sur le terrain et rejouer au football !

Je veux rejouer au foot comme tout compétiteur et comme le jeune homme que j’étais à l’Eveil des Trois-Ilets quand j’ai commencé à jouer au football. En clair, retrouver ses sensations et démontrer pourquoi j’aime le football ! »

Cela fait quoi de jouer à Marseille voire à Montpellier ?

« Quand tu joues dans un grand club comme Marseille, forcément tu as la chance de côtoyer des grands joueurs ! En plus, moi, quand j’ai commencé à jouer à Marseille j’ai connu des joueurs comme Ribéry, Nasri, comme Lucho, Heinze, mais aussi des joueurs comme Mamadou Niang, qui m’ont aidé à progresser et qui m’ont appris le haut niveau. D’ailleurs, quand je suis allé à Montpellier, le fait de les avoir côtoyé m’a permis d’être plus costaud. »

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Le fait d’avoir jouer en Ligue 1 t’a apporté quoi en plus d’être costaud ?

« J’ai surtout réalisé mon rêve d’avoir joué en tant que footballeur professionnel ! Quand je suis parti à l’âge de 15 ans de la Martinique, mon seul objectif c’était finir professionnel ! D’autant plus qu’à l’âge de 28 ans j’ai déjà un palmarès alors qu’il y a beaucoup de joueurs qui font une carrière sans avoir de palmarès. Moi j’ai eu la chance d »être professionnel, d’avoir pu gagner des titres, et d’avoir également de très bons souvenirs ».

Comment tu décrirais le niveau de la Ligue 1 ou de la Ligue 2 ?

« C’est sûr que le niveau Ligue 1 est beaucoup plus haut que le niveau de la Ligue 2. Le niveau de la Ligue 1 reste très élevé. Quand tu es défenseur en Ligue 1, lorsque tu fais une erreur, tu sais très bien que c’est but de suite ! Donc forcément le niveau est pour moi très élevé ! »

Quels sont tes rapports avec la Martinique ? Tu connais des joueurs amateurs qui y jouent ? As-tu un club préféré ?

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« Mon club préféré c’est l’Eveil des Trois-Ilets car forcément j’ai joué là-bas, là où tout a commencé. Je suis les résultats de l’équipe car je suis le parrain de l’Eveil des Trois-Ilets grâce à la nouvelle direction. J’ai vu qu’ils ont pris 4 buts à 0 malheureusement face à mon ancien coach de sélection Guy-Michel Nisas qui a signé au Racing Club de Rivière-Pilote. Je lui ai dit que je n’étais pas content qu’il m’ait mis 4-0 pour le chambrer un peu…Donc je suis le football martiniquais car j’ai beaucoup d’amis qui jouent là-bas.

Je suis aussi la sélection de la Martinique car on a un super groupe, on a de très bons joueurs locaux avant même de citer les joueurs professionnels, et on a une certaine base : Nous savons jouer au football en Martinique et c’est bien de donner la chance aux locaux de pouvoir jouer des matchs de haut niveau ! »

Si tu retrouves un club, ça t’intéresse de jouer avec la sélection de la Martinique ?

« Bien sûr, forcément ! Après avoir porté le maillot de l’Eveil des Trois-Ilets, le deuxième maillot que j’ai eu la chance de porter c’est celui de la sélection de la Martinique en jeune notamment grâce à la coupe nationale. C’est grâce à ce maillot aussi que j’ai pu être repéré en France. Donc forcément, si j’ai l’occasion de le reporter ce sera avec plaisir ! Bon après ça dépendra dans quel club je serai et si il est d’accord que j’aille jouer et bien sûr d’apporter un plus à la sélection de la Martinique ! »

Quels sont les joueurs amateurs que tu connais en Martinique ?

« Moi je suis de la génération 88 ! Cette génération c’est Kévin Parsemain, c’est Steeven Langil, c’est Daniel Hérelle. Donc ce sont des amis, ce sont des garçons que je côtoie. Si j’ai la chance de les revoir en Martinique ce sera avec plaisir qu’on prendra le temps de parler, de discuter, et de bien rigoler ! »

Et les antillais de France ?

« Oui bien sûr ! D’ailleurs après l’entretien je doit aller faire un «Swé» (une partie de foot) comme on dit chez nous avec le frère de Clyde Saint-omer: Johan

Mais aussi je vais aller jouer avec Rodrigue César qui était le capitaine de Bézier l’année dernière, qui fait d’ailleurs partie de la génération 88. »

Quelles sont les personnes qui ont été les plus importantes pour toi durant ta carrière et jusqu’à maintenant ?

« Dans un premier temps je vais citer Hermann Ribier, qui malheureusement n’est plus là car il est décédé, car il a été mon premier coach dès les benjamins avant que je ne parte en France. Il a été quelqu’un qui m’a fait énormément progresser mais aussi il a fait progresser beaucoup d’autres joueurs des Trois-Ilets ! Vous demandez à ma génération de l’Eveil des Trois-Ilets de vous nommer un coach, le premier coach que les jeunes de mon âge nommeront sera : Hermann Ribier

Après, il y a eu aussi la génération de coachs comme Guy-Michel Nisas, Mario Bocaly, Yannick Démontil, voire Jojo Germé.

Ensuite en métropole, il y a bien sûr les personnalités du centre de formation, mais il a aussi Didier Deschamps, Rolland Courbis, René Girad, qui m’ont permis de progresser. En fait tous mes entraîneurs ont été importants car ils ont su me faire progresser. »

Enfin, quel serait le scénario idéal ?

« Pour être réaliste, ce serait juste retrouver un club. Si tu veux un rêve ce serait, pour tout le peuple martiniquais, que je marque un but à la dernière minute en finale de la Gold Cup ! (Rires) »

Tu as un message à faire passer ?

« Peuple marseillais, peuple montpelliérain, peuple martiniquais, il y a beaucoup de bonheur dans le football ! Profitons de cette passion tout en étant joueurs ou supporters : Que les liens nous unissent! »