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Evoluant en Corse, au Gazelec d’Ajaccio, Steeve Elana le gardien martiniquais s’exprime.

Avec le Gazelec d’Ajaccio vous êtes 9e du championnat…Cela se passe bien ? Comment te sens-tu dans ce club?

« Cela se passe très bien! C’est vrai que j’étais impatient de trouver un club dans lequel je pourrais évoluer régulièrement. J’ai été très honoré et flatté que le Gazelec d’Ajaccio s’intéresse à mon cas. Depuis, je suis très content de ce que je vis ici. »

Quel est l’objectif du club?

« L’objectif initial était de se rapprocher au maximum des trois places d’accession en Ligue 1. Enfin maintenant des 2 places et demie car il faut dorénavant compter le barrage. Le but du jeu donc était de s’approcher de ces places là et de permettre au club de surtout passer une saison plus paisible en termes de résultats après ce qu’ils avaient vécu la saison précédente. »

Comment tu trouves la Ligue 2? Est-ce vraiment plus faible que la Ligue 1?

« Non ce n’est pas plus facile. Bien sûr il y a une différence dans le jeu, dans l’approche tactique, dans l’approche technique. Bien sûr il y a des différences… Il n’y a pas un écart de divisions pour rien. Maintenant de plus en plus de joueurs de Ligue 1 n’hésitent plus à descendre en Ligue 2 pour avoir du temps de jeu et pour vivre aussi de belles choses sur le terrain. C’est un championnat où c’est plus compliqué que la ligue 1 en fait. En Ligue 1, il y a beaucoup plus d’espaces tandis que la Ligue 2 est un peu plus âpre. Il y a beaucoup plus de duels et moins d’espaces pour les joueurs qui aiment jouer avec le ballon. Donc c’est vraiment par moment une lutte d’influence pour remporter une rencontre. » 

Au niveau de ton cadre de vie, la Corse est vraiment une belle île?

« Honnêtement ça ressemble beaucoup à la Martinique. Il y a pas mal de similitudes autant dans la façon d’être des gens, dans leur façon de vivre qu’au niveau du cadre… Vraiment pour un joueur c’est extraordinaire! »

Qu’est-ce que la Martinique représente pour toi? Tu viens d’où exactement?

« Mes grands-parents paternels étaient de Sainte-Marie, une grosse base de ma famille est en fait à Sainte-Marie. Ma mère est née au Lorrain, mais du côté de la famille ils sont davantage à Ajoupa-Bouillon. Ma grand mère, elle, vit au Lamentin et j’ai vécu un petit peu chez elle lorsque j’étais jeune à Petit-Manoir. J’étais à l’école en Martinique aussi… Donc c’est une île que j’aime par mes racines et cela pour moi représente beaucoup! »

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Est-ce que tu gardes de bons souvenirs lorsque tu jouais en sélection de la Martinique?

« J’ai des souvenirs mitigés dans le sens où sportivement on n’avait pas atteint les objectifs qu’on nous avait fixés. Mais humainement j’en garde un très bon souvenir surtout par rapport aux joueurs que j’ai rencontrés! Des joueurs qui ont un statut amateur mais qui se battent sur le terrain comme des professionnels même s’ils évoluent en Martinique… Ce sont des joueurs à l’écoute et très respectueux. Un bon feeling était passé. Je suis content aujourd’hui, au-delà de la famille que j’ai, de dire que j’ai quelques amis maintenant en Martinique. »

Pourquoi on ne t’appelle plus en sélection?

« Ce n’est pas forcément une question que je me suis posée… Mais j’ai eu des rapports un petit peu particuliers avec Toto (Louis Marianne). »

Aujourd’hui c’est Jean-Marc Civault le sélectionneur, aimerais-tu retourner en sélection de la Martinique?

« Oui ! Honnêtement, je ne suis vraiment pas fermé à quoi que ce soit… Surtout que Jean-Marc Civault est quelqu’un avec qui j’avais des rapports différents. Je suis quelqu’un qui a besoin de relations, de rapports avec un entraîneur. J’ai besoin qu’on m’explique certaines choses, j’ai besoin d’échanges! »   

Tu es confiant pour la Martinique qui jouera la Gold Cup en juillet?

« La Martinique est dans un groupe relevé. Après, je leur souhaite d’aller le plus loin possible bien évidemment! Je serai le premier supporter de la Martinique et j’espère que les joueurs ne feront pas les mêmes erreurs qu’en Jamaïque. Ce qui est important c’est de composer un groupe et collectivement répondre présent. Après, j’ai confiance en Jean-Marc Civault pour faire ce groupe! »