Interview (audio) :

 

Comment vas-tu individuellement ? Donne-nous tes statistiques actuelles…

« Au niveau des buts, je sais que j’en ai marqué cinq en championnat. Après, au niveau des passes décisives, je ne peux rien te dire car sincèrement je ne compte pas ces faits-là. Donc je ne sais pas combien de passes décisives j’ai réalisées mais je sais qu’en championnat j’ai mis cinq buts. »

 

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Comment juges-tu la 1ère partie de saison du Club Franciscain ?

« Pour moi, sur les six premiers mois, on a fait quatre mois corrects. Et après, les deux derniers mois se sont mal passés. On a eu une baisse de régime. Mais ça, c’est dû à la Gold Cup. C’est pour ça à mon avis que les joueurs cadres ont été fatigués physiquement. Donc pour moi, nos six premiers mois ont été moyens. »

 

Comment trouves-tu Dominique Jean ton nouvel entraîneur ? Est-il très différent de J.M Civault ?

« Avec Jean-Marc Civault, j’ai joué huit ans sous ses ordres. Avec Dominique Jean, ça fait seulement six mois que je travaille avec lui. Mais ça va. Je trouve que c’est un bon entraîneur. Je ne vais pas vraiment pouvoir comparer ces deux entraîneurs car il n’y a pas encore d’années passées avec Dominique Jean pour voir la différence… Pour moi, c’est une continuité. Vu que Jean-Marc Civault travaillait avec Dominique Zaïre et qu’il travaille toujours avec Dominique Jean pour moi c’est juste la continuité de ce qu’on faisait donc je ne vois pas encore de différences en fait. »

 

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Tu as joué la Coupe des Nations de la Caraïbe et la Gold Cup en Juin-Juillet 2017 qu’est-ce que ces expériences t’ont apporté ?

« Pour un footballeur amateur c’est une très bonne expérience. J’avais déjà fait la Gold Cup en 2013 et là, je l’ai refaite en 2017. Vraiment, c’est dans ces genres de compétitions que tu vois le haut niveau! C’est de l’expérience en plus pour le football amateur. »

 

Physiquement tu t’es amélioré aussi…

« Physiquement bien sûr que je me suis amélioré. La préparation physique en sélection est très différente de la préparation en club. Donc, quand tu es en sélection je pense que c’est normal que tu sois plus à 100% qu’en club. Par exemple en club, sur une semaine, si tu as quatre entraînements ,quand tu es amateur sur les quatre jours tu peux rater un jour d’entraînement. Mais lorsque tu es en sélection tu es obligé de faire tous les entraînements. Je pense qu’au niveau de tes performances tu es vraiment à 100%. Donc en sélection, je pense que tu es à ton meilleur niveau par rapport à quand tu joues en club. »

 

 

 

Aujourd’hui, tu as 26 ans et tu joues très souvent titulaire en sélection de la Martinique… D’après toi, tu penses avoir le même niveau que certains joueurs professionnels qui viennent en sélection ?

« Pour moi, il n’y a pas de différences puisqu’ils viennent pour se rendre compte, la plus part du temps, qu’on a pratiquement le même niveau qu’eux. Si franchement, on n’a pas le même niveau qu’eux c’est que c’est vraiment de peu. Mais sinon quand ils viennent, ils voient la différence. Ils voient que nous aussi nous pouvons jouer au niveau professionnel. Mais je pense qu’on a le même niveau. Si vraiment il y a un ou deux éléments qui sont plus haut que nous c’est vraiment parce qu’ils jouent les plus grands championnats européens par exemple. Donc en sélection, on peux avoir le même niveau ou des fois être meilleur que certains joueurs professionnels. »

 

A la Gold Cup tu as fait de très bonnes prestations… As-tu déjà été contacté un jour par des clubs professionnels ? Ou encore as-tu déjà passé un jour des tests physiques pour entrer dans des centres de formation en Métropole quand tu étais plus jeune par exemple?

« Déjà, à la Gold Cup on m’avait dit qu’il y avait des recruteurs qui s’intéressaient à moi. Après de retour en Martinique, il n’y a pas eu de suivi. Sinon, depuis que je joue au foot, il y a eu qu’un seul club, c’était l’Olympique de Marseille. A 19 ans, j’étais allé faire un tournoi en Guadeloupe et il y avait Marseille qui était sur moi. Mais au moment de l’essai, cela ne s’est pas fait parce qu’ils avaient déjà terminé leur période d’essai. Le recruteur m’avait appelé en fait trop tard pour me dire de me préparer pour jouer. Mais après ça, je n’ai jamais eu de contact de qui que ce soit. »

 

Le nouveau staff de la sélection de la Martinique (Mario Bocaly et Frédérique Piquionne notamment) veut hausser le niveau de la sélection… Que manque t-il encore à l’équipe d’après toi pour être plus performante ?

« Mario Bocaly, j’avais déjà travaillé avec lui en 2009 lors de ma première année en sélection car c’était l’adjoint de Jean-Michel Nisas. Donc je le connais. Après, dans un club martiniquais je n’ai pas encore travaillé avec lui pour préparer des matchs de championnat tout au long de l’année. Frédérique Piquionne, je pense que par rapport à son expérience professionnelle il va sûrement donner cette touche qui manque pour qu’on puisse avancer. Mais Frédérique Piquionne, je ne peux que dire que c’est un solide puisque je ne l’ai fréquenté qu’en tant que joueur. Mais ce qui manque? J’ai envie de dire aux membres du comité de la ligue de football de nous faire confiance. Pour moi, les joueurs qu’ils appellent pour nous renforcer c’est soit ils ont le même niveau que nous soit ils sont des fois à un niveau inférieur à nous les amateurs. Donc, je pense que c’est des joueurs avec plus d’expérience qui jouent dans leur club deux fois plus qu’il faut appeler pour faire monter le niveau de la sélection et surtout faire confiance aux amateurs. »

 

Aimerais-tu qu’en Martinique, comme à la Réunion, il y ait des clubs semi-professionnels ?

« Oui. On a le niveau puisque chaque année tu vois une équipe martiniquaise en Coupe de France rivaliser à chaque fois que l’on rencontre une équipe de Métropole. On arrive parfois à rivaliser contre des équipes qui jouent au même niveau que nous. Des équipes de DH, parfois CFA voire National. On rivalise avec eux sauf qu’eux travaillent tous les jours et nous on a notre travail au quotidien qu’on a toute la journée et c’est seulement le soir qu’on peut s’entraîner. Tandis qu’eux en National et en CFA ils s’entraînent le matin et le soir. Je pense que si nous en Martinique on faisait ça on aurait un football antillais de haut niveau. »

 

Enfin, qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour l’année 2018 individuellement et collectivement ? 

« Déjà individuellement c’est d’être performant à chaque match et collectivement c’est de remporter tout ce que j’ai à jouer en club. »

 

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