Interview de Thomas Ephestion, milieu de terrain qui vient de signer un contrat de 3 ans avec l’US Orléans :

 

 

Pourquoi as-tu quitté le RC Lens pour l’US Orléans ?

« J’ai quitté le RC Lens parce qu’au bout d’un moment avoir du temps de jeu allait être de plus en plus difficile pour moi. De toute façon, j’étais en fin de contrat à Lens… Je réclamais du temps de jeu puisqu’à mon âge c’est important de jouer. Etant donné que j’ai passé une saison compliquée l’année dernière, j’ai préféré partir à la dernière journée du Mercato à l’US Orléans. »

 

Comment s’est passée l’intégration ?

« Ça va, mon intégration s’est super bien passée ! Franchement, il y a une bonne équipe, un bon groupe… Le groupe est assez jeune et franchement ça fait du bien. Aujourd’hui (samedi) on est en repos. Ça fait du bien après notre dernier résultat (victoire face à Sochaux 1 but à 0, 8e journée). On enchaîne 2 victoires. Donc ça se passe très bien ! »

 

Quels sont les objectifs de ton nouveau club ?

« Les objectifs ? Je pense qu’on n’a pas trop d’objectifs. En gros, c’est le maintien mais l’année dernière l’équipe a fini 12e. Si on peut faire mieux cette année, on le fera. »

 

Quels sont tes objectifs personnels ?

« Mes objectifs personnels, c’est d’abord de retrouver du temps de jeu. Jouer le maximum de matchs que possible. Après, on ne sait jamais. Tout peut se passer dans le foot. »

 

Valencienne, Marseille, Béziers : qu’est-ce que ces clubs t’ont apporté lorsque tu étais plus jeune ?

« On va dire qu’à Valencienne, la première année, ça s’est super bien passé avec Laurent Dufresne. Avec lui, j’étais même le capitaine de la catégorie des U17. Après, j’ai été classé en U19. Ça s’est bien passé aussi. L’année d’après, il y a un nouveau coach qui est arrivé en poste en U19. Ça s’est nettement moins bien passé que l’année précédente. J’ai très peu joué et ça ne s’est vraiment pas bien passé à Valencienne. On ne m’a pas reconduit. J’étais en fin de contrat et le club m’a laissé libre.

Ensuite, j’ai signé à l’OM. Franchement, ça a été le déclic pour moi. J’ai senti un club qui avait confiance en moi et qui a fait en sorte d’exploiter mes qualités… Surtout l’entraîneur que j’avais à l’époque : Thomas Fernandez.

Après, à Béziers, j’arrive un peu par la petite porte. Je n’avais pas vraiment joué auparavant. J’arrive au Mercato d’hiver. Ce n’est pas évident les premiers mois. Quand j’ai retrouvé la forme physique, j’ai rejoué. L’année d’après, j’ai commencé à jouer petit à petit dans le groupe. J’ai gagné ma place de titulaire. Puis, au cours de la saison, j’ai rejoint mon ami Kévin Fortuné au RC Lens »

 

Qu’est-ce que le RC Lens représente pour toi ?

« Lens c’est un grand club Français comme on le sait bien. C’est un club Français avec une histoire. Après, je pense que ce club n’est pas à sa place aujourd’hui et malheureusement ça, on le dit bien trop souvent. Mais c’est un grand club ! J’ai beaucoup de souvenirs. Je garde de très bons souvenirs à Lens. D’abord, c’est le club qui m’a permis de devenir professionnel à l’heure d’aujourd’hui. C’est ici que j’ai signé mon premier contrat pro. Donc, j’ai passé vraiment de très bons moments avec de supers joueurs. Franchement, je ne regrette pas du tout. Ça m’a permis de comprendre le monde professionnel. Pas de façon technique, mais plus dans le monde extra-sportif… Tout ce qui est à côté : Comment être pro ? Comment gérer les matchs avec de la pression ? Que ça soit la pression positive ou négative… Franchement, j’ai appris dans beaucoup de domaines. »

 

Tu as des origines martiniquaises. Qu’est-ce que la Martinique représente pour toi ? Tu viens d’où exactement ?

« Tout d’abord, ça représente mes parents et ma famille. Moi je suis 100% Martiniquais ! Ma mère vient du Carbet. Mon père vient du François. Moi, j’allais très souvent en Martinique quand j’étais petit. Tout les ans pratiquement j’y allais. Ça représente beaucoup. C’est mes racines. Dès que j’ai le temps d’y aller, j’y vais. J’y suis allé l’année dernière. Donc, franchement, ça représente beaucoup pour moi la Martinique. »

 

Qu’est-ce que Kévin Fortuné représente également pour toi ?

« Kévin, c’est plus qu’un simple coéquipier ! C’est la famille, Kévin. C’est un grand frère. On s’est connu dans le monde amateur. On s’est revu dans le monde professionnel. Au-delà du fait qu’on ait eu les mêmes clubs, on a formé des liens, depuis mon arrivée à Béziers. Donc Kévin c’est la famille. »

 

Enfin, aimerais-tu porter un jour les couleurs de la sélection de la Martinique ?

« Oui ! Il y a un an, j’aurais pu jouer avec la Martinique (Ça ne s’est pas fait à cause du planning de reprise du RC Lens). Donc oui c’est clair pourquoi pas. Avec plaisir ! »

 

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