Interview de l’entraîneur de l’Aiglon du Lamentin : Jean-Marc Civault

 

L’Aiglon du Lamentin s’est qualifié pour les 32e de finale de la coupe de France en éliminant Sainte-Geneviève (N2). Comment as-tu vécu cette rencontre du bord du terrain ?

« J’ai vécu cette rencontre en étant quelquefois tranquille et quelquefois soucieux. J’avais bien dit à mes joueurs que sur ce match-là il fallait bien défendre. Mais surtout, quand on avait le ballon, il fallait bien l’utiliser. Ne voilà-t-il pas qu’on ouvre le score. Mais on souffre en deuxième mi-temps. On commence à subir le match. On défend un peu trop tôt. Alors que j’avais demandé aux joueurs de continuer à jouer. Sainte-Geneviève est revenue. Mais on a su trouver les ressources nécessaires pour revenir, reprendre l’avantage et ensuite aller chercher le but de la victoire à la fin. » 

 

La stratégie était plutôt offensive ou défensive ?

« Je dirai offensive. Je suis quelqu’un qui joue la gagne à chaque fois. Maintenant c’est vrai que les observateurs ont pu constater que l’Aiglon a joué différemment. C’était un adversaire aussi différent. Moi, je dis que la stratégie était offensive parce que nos offensifs étaient sur le terrain. Peut-être qu’ils ont défendu un peu plus. Mais j’ai quand même gardé mon effectif et mon groupe pour pouvoir faire le résultat que je savais accessible. »    

 

Vous encaissez 2 buts en jouant en bloc bas en 2e mi-temps, est-ce que c’était une erreur de défendre ?

« Non ce n’était pas une erreur. A la fin, Sainte-Geneviève a fait rentrer de grands joueurs. C’est ce qui nous a posé problème. On a quelques joueurs de grande taille… Mais pas assez grands par rapport aux joueurs de Sainte-Geneviève. Ils ont un bon timing en plus. Sur les deux buts qu’on prend : le premier on aurait pu l’éviter mais le deuxième avec la taille de l’adversaire c’était un peu difficile.  Je crois que ça va nous permettre de travailler encore. Mais ce qu’on retient c’est le but de plus qu’on marque et qui nous qualifie pour la suite de la compétition. » 

 

Quels sont les objectifs maintenant pour l’Aiglon toutes compétitions confondues ?

« Déjà, il faut essayer de revenir en championnat. On a perdu la dernière fois contre le Racing Club de Rivière-Pilote. On a un match très important contre l’US Robert. Il va falloir se retrousser les manches. Je suppose que les organismes sont fatigués. On a des joueurs remplaçants. Les joueurs qui sont fatigués seront en tribune et les autres vont devoir faire le travail. C’est un groupe auquel je fais confiance. On a quand même une vingtaine de joueurs capables de jouer. On verra mercredi soir si nous sommes capables de passer d’une compétition à une autre. En tout cas, le championnat de la Martinique, j’y tiens. On va tout donner pour aller jusqu’au bout. »

 

Tu vas vivre ton 2e 32e de finale de Coupe de France en tant que coach… Es-tu fier et impatient de disputer ce match ? 

« Oui je suis très fier. Ce n’est pas quelque chose qui se fait tout le temps. Impatient de jouer oui. Mais surtout, impatient de voir le tirage. C’est le tirage qui va conditionner la suite. Tout ce que je sais, c’est qu’on n’aura que 18 joueurs. On ira. Maintenant, si c’est un adversaire supérieur à nous, on verra. Mais si c’est un adversaire à notre portée on ira avec toute notre envie pour bien défendre la ville du Lamentin. » 

 

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