Selon le sélectionneur Marc Collat, les Matinino ne se sont pas suffisamment libérés face aux Ticos du Costa Rica. Face au Panama, jeudi, la Martinique doit impérativement prendre des points.

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Réaction de Marc Collat après la défaite des Matinino face au Costa Rica (2-0) (Interview Alexs/ LFM) :

Qu’est-ce qui a fait la différence entre les deux mi-temps ?

« Durant les deux mi-temps, c’était pourtant les mêmes joueurs. Je n’ai pas fait de changements à la mi-temps. Je pense qu’en première période, on a trop respecté cette équipe du Costa Rica. On est restés un peu en dedans. Une fois qu’on a pris ce but, je dirais qu’on s’est un peu plus libérés. Je regrette effectivement ce premier but qui est venu après une occasion sur coup de pied arrêté puisque Mickaël Biron avait frappé sur la barre. Mais c’est le football. On a eu des occasions et il faut les concrétiser parce que sinon, on peut se faire châtier. C’est ce qui s’est passé en première mi-temps. Je crois que la pause nous a fait le plus grand bien. Cette volonté, dès l’entame de la deuxième mi-temps, d’aller chercher les joueurs plus haut a été payante. Malgré la chaleur intense, on a vu les joueurs peut-être plus en jambes que cette équipe du Costa Rica. »

À ce stade avez-vous déjà trouvé une équipe type ?

« Non, je n’ai pas vraiment d’équipe type. Je dirai qu’il y a quand même des joueurs qui se détachent. Mais, selon le système de jeu abordé, il peut y avoir des changements de joueurs. Simplement, ce que je remarque c’est qu’on n’est pas loin de ces équipes comme le Costa Rica. Mais, on est encore un peu trop attentistes. On est encore un peu trop dans la réaction. La différence qu’il y a aujourd’hui entre cette équipe du Costa Rica et la nôtre c’est que le Costa Rica a toujours anticipé les actions de jeu alors que nous on était dans la réaction. Il va falloir régler ce problème. Mais, quand vous voyez le Costa Rica qui a plus de 700 sélections pour tout l’effectif alors que, nous, on en a à peine une centaine et l’un des joueurs en a plus de 80, ça vous dit la différence qu’il peut y avoir entre les deux équipes. On a joué et il y avait quelques joueurs qui n’avaient aucune sélection et d’autres qui en avaient seulement une. Ce n’est pas une excuse. Mais c’est ce qui explique peut-être notre timidité en première mi-temps. »

Pourquoi Kévin Parsemain n’a-t-il pas débuté face au Costa Rica ?

« Dans le système de jeu qu’on a mis en place en première mi-temps, on a joué avec un milieu de terrain défensif et deux relayeurs. Kévin Parsemain est un joueur qui évolue plutôt offensivement et qui ne joue pas sur un côté. À partir du moment où j’ai décidé de démarrer avec Brighton Labeau, automatiquement Kévin ne pouvait pas débuter. Je l’ai fait rentrer en fin de match parce qu’on a tenté un coup en mettant beaucoup de joueurs offensifs. Mais, ça s’est retourné contre nous parce qu’on était menés 1 but à 0 et malheureusement dans le dernier quart d’heure on s’est créé trop peu d’occasions malgré un apport offensif et on a pris ce deuxième but. Le fait de jouer avec un milieu est la cause de la non titularisation de Kévin Parsemain. »

La Martinique est-elle déjà dos au mur avant le match face au Panama ?

« Oui c’est certain. Dans une confrontation à trois équipes, il faut éviter de perdre des matchs et là on a déjà perdu un match. Donc contre le Panama, il faudra ramener impérativement des points parce que ce sera compliqué de gagner nos deux matchs à domicile face à ces équipes-là. Je l’avais dit aux joueurs, il fallait absolument qu’on ramène des points. On n’a pas su le faire contre le Costa Rica. Alors, il faudra le faire contre le Panama. »

Photo de Une : Alexs/ LFM

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