Après deux ans d’absence, les stages Varane sont de retour en Martinique. Au sein de la commune du Marin, deux sessions d’entraînement sont prévues sous la forme de stage de trois jours visant avant tout l’épanouissement des enfants.

Interview d’Anthony Varane, frère aîné de Raphaël Varane et Directeur Général des stages Varane :

Pourquoi faire des stages, et en plus gratuits, ici en Martinique ?

« La meilleure façon pour nous et pour Raphaël de s’impliquer auprès de la jeunesse directement, c’est d’enseigner ce qu’on sait le mieux : le football. À travers ces stages-là, c’est vraiment l’idée d’être ouvert à tous. C’est pour ça qu’on est gratuit. Qui dit ouvert à tous, dit absence de contrainte financière. Et on sait que parfois ça peut être un frein pour certaines familles. Donc, on a vraiment voulu être le plus ouvert possible que ce soit dans la mixité ou dans les niveaux car on accueille des enfants de tout niveau. Des enfants qui sont soit en découverte ou des enfants qui sont très compétents au niveau footballistique. Notre idée, c’est vraiment de rassembler tout le monde. Des enfants du même âge qui sont là pour passer une bonne semaine pour s’amuser et pour progresser. C’est pour ça qu’on a voulu perpétuer ça. La Martinique est un territoire qui nous est cher, à Raphaël et à toute la famille Varane. On est issus de ce territoire et on est toujours très bien accueillis ici. On est très fiers des regards des gamins, de ces étoiles dans leurs yeux, de cette volonté d’être à l’écoute et de progresser. Donc, on est ravis de revenir. C’est une superbe expérience pour tout le monde. »

Sportivement, quelles sont les attentes de ce stage ?

« Sportivement, on attend que les enfants progressent. Qui dit progression, dit respect des capacités et du niveau de chacun. La progression, elle est multiple. Elle est évidemment sur les critères de base de ce qu’est un footballeur ou une footballeuse : la qualité technique, sans quoi tout le reste est difficile. La condition physique, avec des exercices qui sont assez soutenus. On insiste beaucoup surtout à ces âges-là sur la coordination, les déplacements, la gestion de l’espace qui sont des choses où on a le temps de s’appuyer et de répéter. Donc, c’est élever tous les critères jusqu’à la compréhension de ce qu’est un footballeur dans sa gestion collective et personnelle. »

Donc, il n’y aura pas de recrutement à la fin du stage…

« On n’est pas du tout sur un stage de recrutement ni de détection. On est sur un stage d’épanouissement. C’est comme ça qu’on pourrait l’appeler. Evidemment, puisque chaque enfant va progresser, pour ceux qui sont très bons, on leur donnera la chance d’être repérés plus tard ou ailleurs. Mais ici, clairement dans ce projet-là, on n’est pas sur de la détection et on n’est pas en lien avec les clubs pros. Non. On est là pour leur offrir nos compétences de haut niveau. Pour ceux qui sauront s’en servir pour être repérés à droite à gauche, ça sera tant mieux pour eux et on sera très fiers. »

On sent que l’encadrement au sein du stage est professionnel et les éducateurs sont proches des joueurs. Est-ce que Raphaël Varane, lui, suit de loin le stage ?

« Raphaël, même s’il n’est pas physiquement présent à tous les stages, il est avec nous. Que ce soit dans la confection des exercices ou dans la distance entre l’enfant et l’adulte. Par son expérience, il nous apporte énormément. C’est un projet qui lui tient énormément à cœur et donc quotidiennement il nous demande comment ça s’est passé et il prend des nouvelles. Sur des photos ou des vidéos, il voit que nous sommes très sérieux et il n’hésite pas à nous dire que le plaisir doit passer avant tout parce qu’on est sur un jeu. C’est bien qu’il nous rappelle parfois certains principes de base parce qu’on est là également pour s’amuser, prendre du plaisir et s’épanouir. Donc il est là avec nous tous les jours. »

On a parlé de Raphaël. Parlons de toi Anthony. Qui es-tu ?

« C’est une très bonne question. Moi, je suis le frère aîné de Raphaël. On a deux ans d’écart. Je suis également son manager depuis 5 ans où je l’accompagne dans tous les domaines de sa carrière professionnelle. Je suis juriste de formation avec une spécialité en droit du sport. Ce qui fait que je connais assez bien l’environnement sportif. Ce qui me permet à moi aussi dans l’encadrement des stages que je dirige de mettre aussi des ingrédients qui sont multiples pour vraiment que l’enfant soit en immersion et que tous les enfants se sentent un petit peu dans la peau d’un footballeur professionnel. »

Durant les deux sessions des stages Varane, près de 135 jeunes de U10 à U13 ont été inscrits.

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