Le frère de Daniel et Christophe Hérelle, Tristan Baffin (génération 2006) raconte sa première année dans les Hauts-de-France et livre ses objectifs pour cette saison.

Interview de Tristan Baffin, ailier gauche martiniquais évoluant au FC Lambersart et au pôle espoir des Hauts-de-France :

Comment s’est passée ta première année en France au sein du FC Lambersart ?

« Ma première année a été compliquée parce que déjà je venais d’arriver, je ne connaissais personne, il y avait de la distance avec mes proches et ma famille., Il y avait le froid… Je ne connaissais pas le froid et j’ai vu la neige pour la première fois. Je dirai que les premiers mois, de septembre à décembre, j’ai eu du mal à m’intégrer. Je n’étais pas moi-même. Après, le club a su m’intégrer et mes coéquipiers m’ont mis à l’aise. Durant le déroulement de l’année, de janvier jusqu’à maintenant, ça a évolué. Je me suis senti bien, j’ai commencé à être performant et j’ai créé des liens avec mes coéquipiers et les coachs. »

Tu as eu des difficultés durant l’hiver…

« Au début oui parce que c’était la première fois. J’avais des difficultés. Mes pieds étaient congelés. J’avais froid. C’était la première fois. Mais, j’ai serré les dents parce que je voulais aller aux entraînements quand même. Il fallait que je tienne bon et que je relève la tête. Je me suis battu et je me suis adapté au froid. »

Au FC Lambersart, comment se déroule une semaine en général ?

« Le lundi soir, on a entraînement mais vu que je suis au pôle espoir de Lille et qu’on a également entraînement le lundi, pour nous préserver, on ne nous rajoute pas d’entraînement le lundi. Le mercredi soir, on a entraînement aussi de 17h30 à 19h. Le jeudi soir, on a entraînement de 19h30 à 21h. Le plus souvent, on a le samedi la causerie pour parler du match du samedi après-midi ou du dimanche matin. »

NDLR : une semaine type au pôle espoir

Comment as-tu trouvé les éducateurs ? Ceux qui t’ont aidé dans ton parcours l’année dernière…

« Ils ont vu qu’au début pour moi c’était compliqué. Du coup, ils ont été très à l’écoute. Ils étaient bien avec moi et je les remercie encore. »

Ce sont des éducateurs du LOSC ?

« Au pôle espoir, oui. Ce sont les éducateurs du LOSC qui nous entraînent. Mais sinon, à Lambersart ce sont les coachs du club. »

Qu’est-ce que ça représente d’être le frère de Daniel et Christophe Hérelle ?

« J’ai de la pression un peu parce que je sais que tout le monde parle de moi comme le dernier de la famille, celui que tout le monde attend le plus. Donc forcément, j’ai de la pression. Mais, moi, je ne me mets pas de pression parce que je sais que si je dois être footballeur, je le serai. Si je ne dois pas l’être, je ne le serai pas. Mais, qu’est-ce que ça fait d’être le frère de Christophe et Dany… (rires) »

Déjà, ce sont des sourires et des rires…

« Je suis bien avec eux. Je les aime vraiment en tant que frère. Je les remercie d’être là pour moi quand j’ai besoin d’eux. »

As-tu déjà eu des contacts avec des clubs pros ?

« Oui, le Paris FC nous a contactés. Aux alentours de Lille, il y a eu Valenciennes ou encore Lens. »

Pourquoi ça ne s’est pas concrétisé ?

« On a préféré attendre pour ne pas trop précipiter les choses. C’était ma première année quand même et physiquement je n’étais pas encore au top de mon niveau. Du coup, on a préféré attendre et je pense que cette année sera la bonne. »

Que vises-tu cette saison ?

« J’espère rentrer dans un centre de formation et y signer, déjà. Je veux me donner les moyens pour y arriver et travailler dur. »

Quel centre de formation vises-tu ? Celui de Lille ?

« Peu importe. Même si ce n’est pas Lille… Je ne me focalise pas seulement sur Lille puisqu’il y a d’autres clubs pros que je peux viser. Donc même si ce n’est pas Lille, ce ne sera pas grave. »

Il y aura Ludovic Louis-Marie qui sera à Lambersart avec toi avant d’être au centre de formation du LOSC en janvier. Quelle sera ton attitude à son égard ?

« Avec lui, je serai comme un grand frère. Je pense qu’il le sait déjà. On sera tout le temps ensemble, 24h/24. Donc, je pense qu’avec lui ça va bien se passer. On va super bien s’entendre. On s’entend déjà bien, mais là, on va créer des liens encore plus forts entre nous. Ça sera comme mon petit frère. J’ai toujours rêvé d’avoir un petit frère. Je serai là pour lui quand il aura besoin de moi. »  

Ludovic Louis-Marie et Tristan Baffin

Tristan tient à remercier ses parents, ses frères et toute sa famille pour tout le soutien.

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