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J. Ludon : « Être solides, continuer à travailler et aller chercher les points »

L’entraîneur du RC Saint-Joseph, Jérémy Ludon revient sur le derby joséphin, fait un bilan de la première partie de saison et se prépare à entamer la seconde.

Interview de Jérémy Ludon réalisée au terme de la rencontre face au Golden Lion :

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Le RC Saint-Joseph finit l’année sur une défaite contre le Golden Lion (1-3). Le terme « frustration » est-il approprié pour qualifier votre rencontre ?

« Oui, tout à fait ! On peut être vraiment frustrés. Je pense qu’on entame le match dans de bonnes conditions puisqu’on arrive quand même à les contenir. Ils ont mis une bonne pression durant les dix premières minutes. On peut reprendre le contrôle du jeu et mettre en place ce qu’on veut. Ça fonctionne puisqu’on arrive à avoir 2 ou 3 occasions nettes et malheureusement on ne les met pas au fond. C’est le propre des grandes équipes, avec un rien, elles savent le faire et en ce moment le Golden Lion a un Thierry Catherine qui est en feu. Ça n’a pas loupé. On fait deux erreurs sur son côté. Il nous met un but et ensuite il nous fait une passe décisive qui fait qu’il double le score. Ensuite, en deuxième mi-temps on est obligés de se battre pour aller chercher quelque chose. On y arrive puisqu’on obtient un penalty qui fait qu’on revient à 2-1. On se battait pour aller chercher au moins l’égalisation. Malheureusement, sur un pressing qu’on n’arrive pas à gérer, on perd la balle et ils mettent le 3e but. Ça fait que nous perdons ce match. »

Comment expliquer que le RC Saint-Joseph, avec de tels atouts offensifs, ne marque pas suffisamment de buts ? Pourquoi tant de déchets devant la cage ?

« C’est une très belle question. On fait un travail énorme avec eux. On a des joueurs de qualité. Avoir la qualité c’est bien, mais il faut aussi avoir l’expérience. Quand on regarde justement le premier but, on retient Catherine. Mais qui l’amène ? C’est Parsemain. Donc, quand tu as effectivement des joueurs qui savent tuer un match et qui savent faire la bonne passe au bon moment… c’est clair que ça fait la différence. Effectivement, pour nous on a des joueurs de qualité, on a Sébastien Crétinoir qui est devant et qui nous file un sacré coup de main par rapport au jeu qu’on veut mettre en place. Malheureusement pour nous, à certains moments, on voit qu’on est un peu limités. C’est à nous de travailler ça pour pouvoir augmenter le niveau de nos joueurs. Il y a de la qualité. Tu as Barba, Reuperné, Lamorandière, Bivard et que sais-je encore. Maintenant, c’est à nous de continuer à travailler et faire en sorte que dans ce genre de match-là, au moment opportun, on peut savoir faire la bonne passe, le bon geste, le bon choix pour pouvoir mettre le but. »

Contre une équipe comme le Golden Lion, quelle était la stratégie dès le départ ?

« C’était de mettre en place un jeu pour les embêter et surtout d’essayer de marquer en premier. On savait très bien que si on ouvrait le score ça allait être compliqué pour eux et ça allait un peu jouer dans leur tête. C’était au moins ça la première mission. On a eu deux ou trois occasions nettes qu’on n’arrivait pas à mettre et après on s’est fait punir. On va dire que notre plan de jeu a un peu échoué puisqu’ils ont mis deux buts en première mi-temps. Donc ça a été délicat pour nous de revenir en deuxième mi-temps. Mais, c’est le foot. Au moins, on a réussi à réduire le score. Il restait encore du temps pour les pousser dans leur retranchement. Malheureusement, on prend ce troisième but, ce qui fait qu’on perd le match. »

Les embêter… Cela signifiait : couper les premières relances ?

« Tout à fait ! C’était ça le premier objectif. Avoir un bloc bien compact pour justement empêcher que les attaquants et les milieux ne soient alimentés. Ça a bien fonctionné en première mi-temps jusqu’à ce qu’ils ouvrent le score. Quand ils ont doublé la mise, on a senti que nos joueurs ont un peu baissé en intensité malheureusement puisque ça les a mis un coup au moral. Quand tu vois que ce sont deux fautes directes que tu fais…Ça met vraiment le moral dans les chaussettes. Le plan de jeu n’a pas fonctionné jusqu’au bout. »

Quel bilan tirer de cette première partie de saison en Régional 1 ?

« C’est très mitigé parce que tu as un début de saison qui part en fanfare. On se voit faire une bonne campagne en Coupe de France. Malheureusement pour nous, il y a des erreurs administratives qui nous mettent dans des situations délicates. Ensuite, le match à Grand’Rivière, nos joueurs ne sont pas dedans du tout. Mentalement, jusqu’au match face à la Samaritaine, on a beaucoup travaillé avec eux sur ce point. La défaite face à Case-Pilote est franchement difficile. Le but vient de nulle part et c’est ce qui fait que tu te retrouves dans une situation délicate au niveau du classement. Maintenant, c’est à nous de continuer à travailler, de faire en sorte que les joueurs restent mobilisés après les erreurs administratives face au Club Péléen ou au Golden Star. Après, c’est nous qui sommes sur le terrain et c’est à nous de faire ce qu’il faut.

Après certains matchs, comme le Golden Star ou la Samaritaine, tu vois que tu as des situations de buts qui sont valables et on te les retire…À chaque fois, ça te fait reculer par rapport à ce que tu pouvais engranger. C’est à nous d’être solides, de continuer à travailler et d’aller chercher les points. C’est nous qui en avons besoin. »

Comment imaginer cette deuxième partie de saison en Régional 1 ? Peut-on dire qu’il faut assurer une certaine constance au RC Saint-Joseph ?

« C’est le mot juste : constance. Nous, on parle de régularité. C’est ce qui nous manque. À chaque fois lorsqu’on a une victoire après celle-ci on ne gagne pas. Et, ça veut dire qu’on est en manque de constance ou encore en manque de régularité. On travaille dessus et c’est ce qui nous fait du mal parce qu’on n’arrive pas justement à capitaliser les points que nous arrivons à gagner. C’est ce qui nous met à chaque fois en difficulté. Il faut espérer durant cette seconde partie de championnat que les bonnes choses que nous avons faites en première partie, on les garde. Et, qu’on puisse les capitaliser pour la seconde partie. Elle va vraiment être délicate. Le championnat est long et c’est à nous de faire en sorte justement qu’on retienne les choses où on a fauté et qu’on travaille en deuxième partie. »

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