L’internationale martiniquaise Maëlys Bertholo (19 ans) évolue actuellement au FC Mamer, club de première division au Luxembourg. Elle nous dresse le bilan de sa première partie de saison au sein de sa nouvelle équipe.
Interview de Maëlys Bertholo, nouvelle arrière droit martiniquaise du FC Mamer, club de première division au Luxembourg :
Quoi de neuf ?
« Ça va, ça va ! Ça fait longtemps qu’on ne s’est pas vus. Ça va pour l’instant. Tout se passe pour le mieux. »
Comment se passe ton installation ?
« Pour l’instant, je suis en colocation avec quelques-unes de mes coéquipières. Ça se passe bien. Je trouve que je me suis vite adaptée. Je suis bien installée. Franchement, ça va. »
Comment se sont passés tes premiers mois au FC Mamer ?*
« Ça a été compliqué. Quand je suis arrivée, je sortais de blessure en Martinique. Je n’avais pas joué pendant 6 mois et je n’avais fait que 2 matchs. Quand je suis arrivée, il a fallu se faire au climat. Il fallait rattraper le retard de la préparation physique aussi. Aujourd’hui, je peux dire que j’ai rattrapé mon retard. D’après ce que j’entends, j’ai bien progressé. J’ai un bon niveau et je le sens au niveau de mon corps. Il y a eu du changement et franchement je trouve que j’ai bien rattrapé mon retard. Physiquement, je me sens bien. Je me suis vite adaptée. »
On suppose tout de même que tu as vécu des journées assez compliquées. Dans ces moments-là, sur quelles personnes as-tu pu compter ?
« Comme je l’ai dit, je suis en colocation. Quand c’était un peu dur, j’avais mes deux coéquipières, Léa Sotier et Naomie Bellance-Lapointe. Il y avait Tiguida Diaby, notre gardienne, qui vit aussi avec nous. J’avais aussi ma mère. On s’appelle tous les jours. Quand ça n’allait pas, je me disais que c’était une mauvaise passe. Comme toute nouvelle expérience, il y a toujours des hauts et des bas. Je me suis dit que ça allait passer. Aujourd’hui, si je suis toujours là , c’est que c’est derrière moi. »
Quel est le niveau de la première division au Luxembourg par rapport à la Martinique ? Qu’est-ce qui t’a le plus frappé ?
« Honnêtement, je pense que c’est l’arbitrage. Au Luxembourg, il n’y a qu’un arbitre central. Il n’y a pas d’arbitres de touche. En Martinique, comme en France, il y en a trois : deux arbitres de touche et un central.
Après, c’est surtout le professionnalisme lors des matchs : l’organisation, tout est millimétré. Franchement, ça change de la Martinique. On sent vraiment la différence. »
Quelle relation as-tu avec les deux coachs martiniquais de l’équipe, David Régis, l’entraîneur principal, et Sully Bilon, le coach adjoint, également préparateur physique ?
« Quand je suis arrivée, je ne les connaissais pas. Je ne les connaissais que de nom, mais pas personnellement. On a un peu discuté. Ils ont appris à me connaître et vice versa. Personnellement, ils m’ont beaucoup poussée, surtout Sully, lors de la préparation physique. Franchement, il m’a beaucoup poussée dans mes retranchements et ça a payé, puisqu’aujourd’hui, je joue comme je joue. Il y a une très bonne ambiance et une très bonne entente entre nous. Ça fait plaisir. »
Léa Sotier et Naomie Bellance-Lapointe sont tes coéquipières et colocataires originaires de la Martinique. Que représentent-elles pour toi ?
« Honnêtement, Naomie, je la connaissais déjà depuis la sélection. Après, Léa, je l’ai connue ici et on s’entend super bien. Ce sont mes coéquipières et on vit ensemble. On s’entend bien. On a un peu la même mentalité. C’est un bout de chez moi qui est venu. Donc, ça fait plaisir. »
Ce sont quasiment tes sœurs ?
« Je n’irai pas jusque-là mais on s’entend très bien, ça c’est sûr ! »
Comment vois-tu la fin de saison au FC Mamer ?
« Je pense qu’il faudra continuer sur la lancée de mon début de saison. Continuer à progresser, à performer, pour bien la finir comme je l’ai bien commencée. Qui sait, peut-être, continuer à en apprendre plus. Mais surtout performer et atteindre un niveau plus haut que celui que j’ai actuellement. »
On va conclure cette interview en parlant de ton ancienne équipe, l’Avenir FC, qui réalise un début de saison compliqué en Martinique. Quel message pourrais-tu adresser à ton ancien club ?
« Je suis toujours dans les coulisses, comme on dit. Je suis toujours sur le groupe et je suis l’actualité. Je leur dirais de continuer à faire ce qu’elles font. C’est ce que le président, le staff et les joueuses font qui m’a permis d’être ici aujourd’hui. Je ne peux que leur dire de continuer et de ne pas lâcher. Tout club connaît des bas. Nous sommes une famille, on saura se relever tous ensemble. Je ne les oublie pas même si je ne leur parle pas souvent. Elles le savent très bien, on est toujours en contact. Donc, continuez ! Il ne faut surtout pas lâcher ! La saison est longue. L’Avenir FC est une famille. Je ne me fais pas de soucis pour elles. »
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