Comment vas-tu Mathias? Peux-tu nous donner tes statistiques actuelles avec ton club le FC Kaisar Kyzylorda ?

« Moi ça va. Je vais très bien. Aujourd’hui je suis au Kazakhstan. Cela se passe plutôt bien. Cette saison je suis à quatre ou cinq buts je crois. J’ai joué tous les matchs en étant titulaire. J’ai dû faire deux, trois matchs sur le banc… Voilà, ça se passe plutôt bien. En ce moment je suis en train de parler avec le club pour prolonger mon contrat. Donc tout se passe au mieux. » 

 

Le niveau du championnat du Kazakhstan est comment? Quelles sont ses caractéristiques ?

« Il y a deux équipes qui sont vraiment au-dessus : FC Kairat Almaty et FC Astana. Kairat, c’est le club d’Andreï Arshavin et Astana c’est le club qui a fait la Ligue des Champions la saison dernière. Cette année, ils sont en Europa League. Après, le reste… Toutes les équipes se valent à peu près. Donc le championnat est dur et serré. Là, il reste trois matchs de championnat et on ne sait toujours pas si on va descendre. Donc c’est un championnat assez difficile. »

 

L’objectif de ton club cette saison c’est quoi ?

« Mon club, il faut savoir qu’il est resté longtemps en D1. Ils sont descendus il y a deux saisons. Ils sont remontés il y a une saison. Donc, premièrement c’était le maintien. Il y a douze équipes dans le championnat. On aimerait être dans les dix premiers. Pour l’instant, on est septième, à un point du sixième. Malheureusement, on a perdu contre eux dimanche. Donc il nous reste trois matchs pour essayer d’arriver dans les six premiers. J’espère que cela va se faire. »

 

La sélection de la Martinique a joué la Gold Cup en juillet dernier, que penses-tu de son parcours ?

« Je suis content! J’étais un peu déçu qu’ils ne soient pas qualifiés pour les quarts de finale. En plus, ils avaient très bien commencé! Ce qui est bien, au moins ils s’étaient qualifiés pour la Gold Cup. Et puis, on a dû entrevoir qu’il y a eu une progression. Chaque saison il y a une progression et j’espère que la prochaine fois on passera le premier tour. »  

 

Tu avais marqué le but de la victoire en République Dominicaine, victoire 2 buts à 1, qu’as-tu ressenti?

« Déjà, il faut souligner le grand travail d’Abaul! Il fait un super travail. Il me permet de marquer le but. Mais après, c’est toujours une fierté de marquer pour son pays. C’est sûr que c’est une grande fierté. En plus, dans un match important! Je ne sais pas ce que j’ai ressenti vraiment… Mais très clairement j’ai ressenti de la fierté. C’est un but et lorsque tu marques un but tu es toujours fier et heureux. Et marquer avec le maillot de la Martinique c’est un peu spécial. »

 

Pourquoi tu n’étais pas avec la sélection de la Martinique à la Gold Cup ? 

« On ne m’a pas vraiment donné d’explications… Moi, j’ai pu croire que c’est peut-être lié, apparemment, à un problème de comportement. Je ne sais pas. Personne de la direction, aucun coach… Personne n’est vraiment venu me voir. Par rapport à ça, moi je suis un peu déçu. Je m’attendais un peu à ne pas être rappelé. C’est pour ça que ma déception n’est pas aussi grande. C’est dommage qu’on ne m’ait juste pas dit les choses en face. C’est un peu dommage. Mais je n’en veux à personne. L’important c’est que la sélection marche et que mes potes s’amusent. Donc je pense qu’il y avait mieux à faire avec la qualité qu’il y avait dans cette sélection. Mais la petite déception c’est qu’on me reproche des choses. Pour être honnête, je ne me suis jamais senti « respecté » en sélection de la Martinique. »

 

Tu t’entendais avec quels joueurs en sélection ? 

« Je suis quelqu’un qui s’entend bien avec tout le monde. Moi, je suis un boute-en-train. J’aime bien rigoler, j’aime bien mettre une bonne ambiance dans un groupe. Je n’ai pas d’ennemis. Après, tout le monde a des affinités plus fortes avec certains. Honnêtement, je crois que je m’entends avec tout le monde. Que cela soit avec les locaux, même si je n’aime pas ce terme, que cela soit avec les pros… Pour moi, il n’y a pas de « pros » ni de « locaux », on est tous martiniquais et on représente la sélection de la Martinique. Mais je veux dire que je m’entends avec tout le monde et il n’y a pas de problème. » 

 

Qui sont les leaders du vestiaire ?

« Il y a des leaders naturels : Julien Faubert, Kévin Parsemain, Sébastien Crétinoir… Après, tu as des leaders techniques. Daniel Hérelle! Sur le terrain il te donne un rythme. Abaul aussi. Jordi Delem… En fait, ce que j’aime bien dans cette sélection c’est que tout le monde écoute tout le monde. Il n’y a pas vraiment un leader attitré. Justement, je pense qu’il manque ce leader attitré en sélection. Sinon, c’était vraiment un groupe avec du caractère et c’est pas mal. »

 

Quelles sont les qualités de JM. Civault ? Il paraît qu’il est souvent à l’écoute de ses joueurs…

« Oui , oui, oui! Après, moi, il ne m’a pas beaucoup parlé par exemple, mais il connaît les joueurs, surtout les locaux, même si je n’aime pas dire ça… Mais il les connaît très bien. En plus, c’est quelqu’un qui a une idée du foot! Et ça c’est très important. Un coach qui a une idée du foot c’est toujours intéressant. Il a l’air à l’écoute des joueurs professionnels un peu. Je pense que c’est quelqu’un qui veut progresser. »  

 

Enfin, penses-tu pouvoir revenir en sélection en ayant un plus grand temps de jeu et être beaucoup plus écouté ? 

« J’ai envie de te dire que j’aimerais bien! Maintenant comme j’ai expliqué avant, apparemment on me reproche des choses. Si quelqu’un vient m’en parler, moi je suis à l’écoute. Je parlerai non pas pour me défendre mais pour m’expliquer. Je ne me suis jamais senti vraiment « respecté ». En gros, on ne m’a jamais impliqué dans la sélection… Je n’ai pas de problème par rapport à cela… Dans le groupe j’ai toujours été correct avec tout le monde. Je n’ai jamais fait la tête parce que je ne jouais pas… Pour le moment ce qui est important c’est le groupe. Même si je n’étais pas à la Gold Cup, même si j’aurais bien aimé la faire, même si j’aurais bien aimé être appelé plus souvent en sélection… Pour moi, le plus important c’est la Martinique. Même si je ne suis pas en sélection, moi, je suis supporter numéro 1. Le plus important est que la sélection aille bien, qu’elle progresse, et qu’elle aille plus loin. »