Tu as joué par le passé en France, qu’est-ce que cette expérience t’a apporté ?

« J’ai effectué à peu près 9 ans et demi là-bas : 3 ans à Istres, 4 ans et demi à Béziers, et 1 an en CFA2 à Agde. C’est une expérience qui m’a apporté beaucoup de professionnalisme. En effet, en France j’ai côtoyé le monde professionnel. Il y avait beaucoup de sérieux. Les entraînements ont été poussés et très intensifs. Et il y avait beaucoup de rigueur aussi. J’espère qu’avec toute cette expérience que j’ai emmagasinée, je pourrai retranscrire ça ici en sélection. » 

 

Quels sont les joueurs que tu as rencontrés en France qui t’ont le plus frappé ?

« J’ai joué avec des joueurs qui jouent en ligue 1 maintenant. Notamment Julian Palmieri que j’ai beaucoup aimé. Nicolas de Préville qui joue à Bordeaux… On a fait notre formation ensemble. J’ai joué aussi avec le petit Farid Boulaya qui joue à Metz, qui est en train de montrer ses capacités. Kévin Fortuné qui joue effectivement à Lens. Il fait partie de tous ces joueurs que j’ai eu la chance de côtoyer. Et il y a beaucoup d’autres ! Ce sont des joueurs qui m’ont impressionné. Et on sentait que ces joueurs-là avaient le niveau Ligue 1. »

 

Avec la sélection de la Martinique, comment te sens-tu au sein du groupe ?

« C’est un groupe qui vit bien. Il y a une bonne ambiance. C’est un groupe qui a beaucoup de qualités. Les entraînements sont aussi intéressants. En dehors, on rigole bien et ça discute bien aussi. C’est un groupe mature et qui reste assez jeune. C’est vraiment un groupe qui vit bien ! On va dire que la mayonnaise a bien pris. » 

 

Aux entraînements, quels sont les joueurs pour toi qui symbolisent le haut niveau ?

« Il y en a pas mal ! Je pense qu’il y a beaucoup de joueurs qui auraient pu effectivement jouer là-bas en France. Ils n’ont pas eu cette chance pour diverses raisons. Notamment Daniel Hérelle, Stéphane Abaul, Yann Thimon et bien d’autres. J’ai cité juste les attaquants. Il y a Kévin Parsemain qui a joué là-bas. Le petit Mickaël Biron aussi a les qualités pour jouer en France. Il y en a beaucoup ! C’est un groupe assez étoffé. Il y a beaucoup de qualités, c’est intéressant. »

 

Mario Bocaly, le sélectionneur, quels conseils te donne-t-il ? 

« Mario Bocaly est un sélectionneur que j’apprécie. Il a cette culture footballistique. Il nous apprend beaucoup de choses. Moi, il me demande souvent à la récupération du ballon de trouver cette passe vers l’avant. J’essaye de m’appliquer à faire ça. Puis, on discute et on échange beaucoup. C’est enrichissant. Je l’apprécie aussi parce que les entraînements sont très étudiés et très poussés. J’aime ça ! On en apprend tous les jours. Tant que j’apprends des choses, je suis content. »

 

Enfin, aujourd’hui tu es au Club Colonial… Quels sont les objectifs du club et tes objectifs personnels ? 

« Cette année, on a effectivement perdu pas mal de joueurs. Moi ,j’ai signé depuis l’année dernière au Club Colonial mais cette année on devra reconstruire. On part sur un nouveau projet avec un coach qui arrive de France avec des jeunes qui sont montés ou qui ont été recrutés.  On ne va pas s’avancer à dire qu’on joue le haut de tableau mais on veut créer des surprises. On peut faire des petits coups intéressants en coupe… On va essayer de jouer les coupes à fond. Et personnellement, j’espère faire une saison complète et apporter mon expérience à tous ces jeunes qui sont montés et qui ont été recrutés. »