Cela fait quoi de savoir que ton club le FC Villefranche-Beaujolais (N1) jouera en 1/8e de finale de Coupe de France le Paris Saint-Germain ?

« Surtout pour le FC Villefranche-Beaujolais c’est quelque chose d’extraordinaire. C’est la première fois qu’ils arrivent en 8e de finale. En plus, contre le PSG ! C’est sûr que ça marque l’histoire du club. Après, c’est un match de prestige qui servira à nous joueurs de rentrer dans l’histoire. Le club aussi rentrera dans l’histoire de la Coupe de France. Donc pourquoi ne pas créer l’exploit. On ne sait pas… Sur un match tout peut se faire. »

 

Au PSG quel joueur tu crains le plus ?

« Le joueur que je crains le plus c’est M’Bappé ! J’ai joué avec lui et je le connais. C’est un joueur qui a toutes les qualités du footballeur parfait. »

 

À l’image de l’Olympique Lyonnais qui a battu, au Parc OL, le PSG  en Ligue 1, pensez-vous avoir une chance de remporter la rencontre ?

« Moi j’y crois. Sachant qu’ils ont pris un coup de massue sur la tête avec cette défaite face à Lyon. Sachant qu’ils ont le 8e de finale de Ligue des champions contre Manchester United une semaine après… Je pense qu’ils ne vont pas mettre leur équipe type. Après, même si ce n’est pas leur équipe type qui joue, on sait très bien que le PSG c’est un gros calibre même avec les remplaçants. Mais il y a déjà plus de chance. Donc on va mettre toutes les chances de notre côté. » 

 

Comment battre Paris ?

« Je ne suis pourtant pas pour Paris mais je regarde tous les matchs parce que c’est une équipe qui joue bien au ballon. Si on remarque bien, c’est une équipe qui une fois qu’elle est pressée sur toute la surface du terrain peut être mise en difficulté. Avec du pressing et en faisant des transitions rapides, c’est comme ça que le PSG peut être mis en difficulté. Après, il ne faut pas hésiter à jouer. »

 

Labeau

 

Tu as 23 ans. Tu es déjà passé par l’AS Monaco et Amiens SC notamment. Qu’est-ce que tu retiens de ces deux clubs ?

« L’AS Monaco est mon club formateur. Donc que du bonheur ! J’ai signé mon premier contrat professionnel là-bas. J’ai passé de merveilleuses années au centre de formation. Ça m’a permis de grandir. Le seul regret c’est de ne pas avoir fait la moindre rencontre professionnelle avec eux. Mais au moins, j’ai eu la chance de m’entraîner avec le groupe professionnel. À Amiens SC, c’était un peu plus compliqué. Je suis arrivé sur une montée inattendue en Ligue 1. Donc, il y a eu des recrutements et j’ai dû essayer d’avoir ma place au club. J’ai la chance de faire les deux premiers matchs de championnat où je suis rentré 15 minutes. Mais après ça, l’entraîneur n’a pas voulu m’utiliser. Pourquoi ? On ne le saura pas. Après, j’ai enchaîné les prêts. En janvier 2018, j’ai été prêté à Créteil. Ce prêt s’est mal passé. Ensuite, je suis arrivé en Juillet à Villefranche- Beaujolais, encore prêté par Amiens SC. »  

 

Quels sont tes objectifs à court terme et sur le long terme ?

« A court terme, il faut déjà penser au match face au PSG. Il faut essayer de donner le maximum pour pouvoir essayer de se qualifier. Il faut vraiment mettre toutes les chances de notre côté. Ensuite, vu que j’ai fait une première partie de saison qui n’a pas été comme je le voulais, j’essayerai de marquer plus de buts. Je fais de bons matchs mais au final, je n’ai que 2 buts en 10 matchs. Ça mérite un meilleur ratio quand même ! Mais bon, j’ai été un peu plus décisif au niveau des passes. Donc je pense que la deuxième partie de saison me sourira. Je reviens d’une blessure de 2 mois à la cheville… La reprise m’a permis de me reconstruire physiquement et d’enchaîner les matchs. Donc je sens bien la deuxième partie de saison. Je veux essayer d’atteindre la barre des 10 buts au moins. »  

 

Peux-tu nous présenter ton club actuel le FC Villefranche-Beaujolais  ?  

« C’est un club très ambitieux. Déjà, quand je suis arrivé c’est le coach qui m’a appelé. Il m’a dit clairement qu’il me recrutait parce qu’il aimait bien mon profil. Il a à cœur de maintenir Villefranche en National 1 et même il veut dans les années futures faire monter le club en Ligue 2. C’est un club qui a beaucoup de potentiel au niveau des structures. Ils étaient en CFA mais les structures restent très correctes pour un club de National. Il y a des terrains à disposition. Ils ont un beau stade qu’ils peuvent agrandir à tout moment en cas de montée en Ligue 2. Donc c’est un très bon club et je me sens très bien ici. »

 

À l’avenir, tu aimerais t’imposer davantage à Amiens ou à Villefranche ?

« Sincèrement aucun des deux. Amiens, c’est compliqué. Je pars du principe que j’ai signé un contrat de 3 ans. Les 6 premiers mois, on ne m’a pas vraiment donné ma chance. Pourtant, j’ai pensé faire le nécessaire pour au moins saisir ma chance… Je ne l’ai pas eue. J’ai été prêté deux années consécutives. Donc, je pense que mon destin se trouve ailleurs. Le championnat qui m’a toujours fait rêver c’est l’Angleterre. Donc, si j’ai la possibilité de faire une bonne deuxième partie de saison je pourrais viser l’Angleterre… »

 

Tu es originaire de la Martinique, tu viens de quelle commune ? 

« Ma mère est du Gros-Morne et mon père est de Rivière-Pilote. » 

 

Les prochaines saisons, aimerais-tu porter le maillot de la sélection de la Martinique si l’occasion se présente ? 

« Sincèrement oui ! Cela fait depuis que j’étais à l’AS Monaco je voyais Dominique Pandor qui y allait de temps en temps. Après, c’est vrai que j’étais encore jeune. Mais ça m’a toujours trotté à la tête : Un jour, pourquoi ne pas porter le maillot de la sélection de la Martinique. Même si, dans un coin de ma tête, l’objectif c’est quand même d’essayer de toucher l’équipe de France. Après, on en est encore loin… Mais il faut quand même garder ça dans un coin de sa tête. » 

 

« Les parisiens, tenez-vous prêts. Brighton Labeau est présent ! » 

 

Labeau B
Brighton Labeau