Dans cette interview, l’international Martiniquais Karl Vitulin (la Samaritaine) nous parle du décès de Cédric Tijus (Réveil Sportif du Gros-Morne) et son « frustrant » confinement dû à la pandémie de coronavirus.

C’est la nouvelle du jour, on a appris le décès de Cédric Tijus du Réveil Sportif et ancien milieu de terrain de la Samaritaine. Comment digères-tu cette nouvelle ?

« J’ai appris la nouvelle hier, vers 18h30 par WhatsApp. Je vois une photo. Et sur cette dernière, je réalise que c’est Cédric que je perçois par terre. C’était terrible ! Pour confirmer ce que j’ai reçu, j’ai contacté un ami à lui. Mais, il ne savait pas la nouvelle. Donc, j’ai appelé ensuite un de ses coéquipiers du Gros-Morne. C’est là qu’il m’a dit qu’il était mort… Je ne pouvais plus parler. J’ai raccroché. Sans doute, je lui parlerai après. A cet instant, j’étais déjà en larmes. Le décès de Cédric m’a donné un gros coup au cœur. Mais également au cœur de sa famille, des Martiniquais, des Gros-mornais et des Samaritains. »

Qu’est-ce qu’il représentait pour toi et pour le club de Sainte-Marie ?

« Cédric était comme un grand-frère. Lorsqu’on jouait ensemble à Sainte-Marie, on se comprenait du regard puisqu’il évoluait à mes côtés au milieu du terrain. Cette année, je n’ai pas eu la chance d’évoluer contre lui car j’étais soit suspendu soit blessé lorsqu’on rencontrait l’équipe du Réveil Sportif du Gros-Morne. »

Depuis 5 jours, l’Europe et la Martinique sont confinés. Pour cause, le coronavirus. Suis-tu un programme pour garder la forme ?

« Le club m’a envoyé un programme. Mais, je ne vais pas mentir : je ne le suis pas. Je travaille tous les jours. Quand je rentre, je suis vraiment fatigué.

Par contre, ce matin (samedi 21 mars) j’ai juste fait un footing de 20 minutes dans mon quartier. J’ai fait des exercices d’abdos, de pompes, et de corde à sauter. Mais sinon, c’est un peu compliqué pour moi de suivre un programme, surtout que je travaille quotidiennement.« 

Et pour finir, entre nous, ce n’est pas rageant de ne plus pouvoir jouer au football ? Ton club, la Samaritaine est leader du championnat en plus…

« Oui, c’est frustrant ! Nous sommes leaders. La pandémie casse le rythme. Nous les footballeurs, nous aimons ce sport. Donc c’est tout à fait normal que ça frustre tout le monde sachant qu’il n’y a rien à regarder à la télévision. Il n’y a pas de football. Tous les championnats sont à l’arrêt. Donc c’est très compliqué pour nous, les footballeurs. »

Quel conseil leur donnerais-tu ?

« Déjà, de respecter le confinement. S’ils peuvent faire un programme, qu’ils le fassent à leur domicile. Protégez-vous un maximum ! »