L’une des anciennes gloires du football mondial, Claude Makélélé est en Martinique à l’occasion des stages de la Corsair Foot Academy (du 4 au 8 juillet). Aux côtés de son ami Luc Sonor, il veut insister sur l’échange avec les jeunes Martiniquais.

Interview de Claude Makélélé actuellement en Martinique à l’occasion des stages de la Corsair Foot Academy (du 4 au 8 juillet) :

Pourquoi avoir accompagné Luc Sonor dans son projet ?

« D’abord, par rapport à l’amitié qu’on a ensemble. Ça fait depuis 5 ans qu’il veut ma présence ici. Par rapport à mon boulot ce n’était pas possible. Cette année, il a vraiment insisté et j’ai pu m’arranger par rapport à mon travail. Pour tout ce qu’il fait pour les enfants, je ne pouvais pas dire non. Je suis dans ce métier-là et je sais ce que c’est. C’était donc pour donner un coup de main à un ami et à cette île que je connais quand même car j’y suis déjà venu en vacances. Il fallait donner un coup de main pour que ce projet marche et pour surtout donner les bonnes informations aux jeunes pour qu’ils comprennent ce qu’est ce sport. En général, tant que tu as l’amour de ce sport, tout est possible dans la vie. »

Que comptes-tu apporter à ces jeunes de la Martinique ?

« Je vais d’abord les écouter parce que souvent on n’écoute pas les jeunes. On les laisse dans une bulle où ils ne peuvent pas s’en sortir puisqu’ils n’ont pas tous les outils. Donc le plus important, c’est de leur donner la parole et à partir de ça avoir des échanges avec eux sur le terrain, tout simplement. C’est à partir de là que les qualités des jeunes et leur valeur footballistique sortent. Et s’il y en a qui ont la possibilité qu’on leur donne un coup de main pour réussir dans la vie, tant mieux. Mais, je pense que c’est le plus important : on ne vient pas pour faire de ces jeunes des professionnels. Je veux leur donner beaucoup d’outils et partager des moments avec eux, les enfants, pour qu’ils puissent sentir ce partage de valeurs. Et c’est le vrai message qu’on doit leur apporter. »

NDLR : les villes du Diamant, Robert, Saint-Pierre, Rivière-Pilote et du Vauclin font partie des centres de la Corsair Foot Academy.

Quelles sont donc tes attentes ?

« Que cette academy puisse continuer et donner des opportunités à ces jeunes pour pouvoir atteindre leur rêve. De pouvoir leur donner l’opportunité de les accompagner. La plupart, ils ne réussiront pas. Donc qu’ils aient un bagage au niveau sociétal pour que s’ils n’y arrivent pas dans le football, qu’ils aient une issue derrière qui leur permette de devenir des hommes dans la vie. »

Tu as indiqué que tu connais la Martinique. Que connais-tu de l’île et du football martiniquais ?

« Je suis beaucoup le football martiniquais. J’ai des amis qui ont été professionnels dans les autres continents et même joueurs internationaux. En général, on passe par des amis quand il y a des joueurs qui ont de la qualité ou un don pour pouvoir ouvrir les portes. Je pense qu’il est important qu’il y ait un lien entre les gens qui travaillent ici et les gens qui travaillent dans l’autre continent. C’est là où il y a les centres de formation. C’est là où il y a l’éducation au niveau footballistique pour avoir l’opportunité de devenir footballeur professionnel. »

Quels sont tes amis alors ?

« Mes amis ? J’en ai beaucoup (rires). D’abord, il y a Luc qui est Guadeloupéen. Mais, il y a aussi Thierry Henry et Nicolas Anelka qui sont mes petits. Il y en a plein d’autres. Il y a aussi les anciens. Mais, ce sont ces deux-là que je connais le plus car j’ai joué avec eux en équipe de France. »

Et toi, que deviens-tu aujourd’hui ?

« Moi je travaille à Chelsea. Je suis le directeur technique de Chelsea depuis 3 ans. Avant, j’étais à Paris avec les Qatariens. Maintenant, je suis retourné à Londres et je m’occupe des Académies en Angleterre avec l’équipe professionnelle en même temps. »

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