Le milieu de terrain de la sélection de Martinique, Cyril Mandouki (Paris FC) veut tout faire pour remporter le plus de points possible avec l’équipe de Marc Collat lors de la double confrontation contre le Salvador.

Interview de Cyril Mandouki :

Comment te sens-tu avant le match de vendredi contre le Salvador et comment perçois-tu cette équipe ?

“On se sent bien déjà et ça reste un match de foot. On les a déjà joués et on a réussi à gagner contre eux. On sait à quoi s’attendre, c’est une bonne équipe et on va tout faire pour bien commencer cette double opposition contre le Salvador.”

Une victoire ou encore un match nul, ça passerait ?

“Aucun footballeur ne dira qu’un match nul ça passerait. On joue tous les matchs pour gagner et on va essayer de gagner les deux matchs. Après bien sûr, si à la 80e, il y a 0-0, un match nul, et ça nous convient, le coach fera en sorte qu’on tienne le résultat… Mais de base, on commence tous les matchs pour les gagner.”

Cela fait un moment que tu es en sélection, notamment sous le projet de Marc Collat, comment sens-tu cette équipe sportivement, avant d’affronter le Salvador ?

“Bien. Tous les joueurs commencent à se connaître. Il y a un peu de nouveaux, un ou deux, mais ils rentrent vite dans le moule. Justement, le coach tient à garder un bon noyau pour avoir les mêmes joueurs, les automatismes pour gagner du temps sur le terrain.”

Pour toi, Marc Collat est important pour la sélection de Martinique ?

“Oui très important. Déjà, c’est le coach et c’est un bon coach. On est tous derrière lui. On a eu de bons résultats et on n’a pas fait une Gold Cup ridicule. On a fait de bons matchs aussi. On a gagné Curaçao il y a moins d’un mois. On va essayer de bien finir l’année civile.”

Humainement parlant, qu’est-ce qu’il apporte Marc Collat ?

“Il est à la fois proche et à la fois rigoureux. C’est ce qu’il faut dans le monde professionnel, il faut un peu des deux. Il ne faut pas être trop gentil ni trop méchant. Je trouve que le coach, il est dans le juste milieu et c’est plutôt bien.”

Il est crédible…

“Exactement. S’il n’était pas crédible, je pense que certains locaux ou ceux qui sont en métropole ne viendraient pas. Si on continue à venir, c’est qu’on a confiance en lui et qu’il a confiance en nous aussi.”

Effectivement, il a très certainement confiance en toi. Au sein du groupe quel est ton statut ? Tu te sens père de famille, le capitaine de l’ombre…

“Je ne me suis jamais trop pris la tête sur ça. Capitaine ou pas capitaine… Dans mon club, je suis capitaine et je n’en fais pas plus que ça. Ici, il y a Daniel Hérelle, Brighton Labeau, Jonathan Rivierez… Moi, capitaine ou pas capitaine, ça y est, je commence à prendre de l’âge et j’ai appris à prendre beaucoup de recul. Ce n’est que du foot. Je reste sérieux. Je donne tout et c’est le plus important.”

Travailleur de l’ombre…

“C’est ça ! Ça a toujours été mon leitmotiv depuis ma jeune carrière. J’ai toujours été comme ça. Jamais trop dans la lumière, jamais trop dans les médias, on ne m’entend pas trop parler mais je donne tout et c’est le plus important.”

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