Le défenseur de la Samaritaine et international martiniquais, Sébastien Crétinoir (36 ans) reste toujours au service de la sélection de Martinique de Marc Collat en cas de besoin.

Interview de Sébastien Crétinoir, joueur de la Samaritaine et ancien capitaine des Matinino :

Aujourd’hui, tu es écarté des terrains pour blessure. Comment t’es-tu blessé et ton retour sur les terrains est prévu pour quand ?

« Je me suis blessé lors d’un match amical avant la semaine du carnaval. Je profitais de cette période pour soigner cette blessure pour revenir tranquillement et surtout bien revenir. Ça ne sert à rien de précipiter les choses. La blessure est en train de guérir convenablement. Je pense pouvoir être de retour très bientôt sur les terrains. » (NDLR : vers la fin du mois d’avril)

C’est bien une blessure au genou ?

« Oui exactement. C’est une entorse au genou. »

La Samaritaine évolue donc sans toi pour cette deuxième partie de saison. Comment trouves-tu l’état d’esprit de tes coéquipiers actuellement ?

« Dans ce groupe, on a un très bon état d’esprit. On a envie de faire de bonnes choses. On a un groupe qui a beaucoup de jeunes avec quelques anciens. Pour le moment, ça se passe super bien. Il y a un bon amalgame. On arrive à enchaîner de bons résultats depuis quelque temps. Donc, c’est tant mieux pour nous et nous allons continuer à travailler pour pouvoir avoir des résultats positifs. »

Sportivement vous êtes 3e de la Poule A en Régional 1. Accrocher la Poule Haute de R1, la Samaritaine en est-elle capable cette saison ?

« L’objectif a toujours été d’être dans les trois premiers pour pouvoir se qualifier pour la Poule Haute. Nous sommes toujours dans l’objectif que nous nous sommes fixé. Nous allons tout faire pour pouvoir y arriver. »

Sébastien Crétinoir c’est aussi l’ancien capitaine de la sélection de la Martinique. Aujourd’hui, tu n’es plus convoqué chez les Matinino. À l’instar de Kévin Parsemain ou encore Jean-Sylvain Babin, es-tu en retraite internationale ?

« Pour le moment, je ne suis pas en retraite internationale. Je suis à la disposition du staff de la sélection. Mais, ce n’est pas le cas aujourd’hui. Donc, je continue à travailler. Si je dois refaire partie de cette sélection, je serai au service de l’équipe. Une sélection pour laquelle je me suis toujours battu. S’ils ont besoin de moi, je serai toujours présent. »

En sélection, nouveau projet et nouveau sélectionneur. Comment trouves-tu les idées de Marc Collat à la tête des Matinino ?

« Marc Collat est un très bon entraîneur. Il fait ce qu’il doit faire pour permettre à la Martinique de passer ce palier tant attendu. Chaque entraîneur a une manière de travailler et sa vision des choses. J’espère qu’il permettra à la sélection de la Martinique d’atteindre ses objectifs et réussir à atteindre ce 1/4 de finale de Gold Cup tant attendu. »

Lors du dernier match de la Martinique contre la Guadeloupe (victoire 4-3), 10 joueurs pros ont été alignés. Que penses-tu de ce choix ?

« C’est de la compétition, c’est du football. L’entraîneur fait ses choix. Il a décidé d’aligner 10 joueurs pros. C’est donc à nous, joueurs locaux, de montrer que nous avons notre place dans cette sélection et de travailler pour y être. »

Durant ce match, ton meilleur ami Daniel Hérelle était le capitaine. Ce nouveau statut est-il mérité pour lui ?

« C’est un ancien de cette sélection. Vu ses qualités, il mérite amplement ce rôle. Je pense que tout le monde le sait, il aurait pu être professionnel comme les pros qui étaient là. Je pense qu’il a un meilleur niveau que certains joueurs professionnels. Donc pour moi, il mérite totalement ce rôle et sa place dans cette sélection. »

En Ligue des Nations, la Martinique va affronter le Costa Rica et le Panama. Comment vois-tu cette phase de qualification pour la Gold Cup 2023 ?

« Ce sera, honnêtement, très compliqué. Nous tombons quand même sur deux grosses nations. Le Panama que nous connaissons qui à chaque fois nous a posé problème. Le Costa Rica ce sera une première (NDLR : pour cette génération). Mais comme on a toujours dit, le football c’est 11 hommes contre 11 hommes. Donc, je pense que le staff sait le challenge qui l’attend. Ils feront tout pour préparer cette sélection pour pouvoir répondre présent lors de ces confrontations. »

Crois-tu quand même à une qualification ?

« Oui, sinon nous ne jouons pas au football. Nous sommes des compétiteurs. Lorsque nous allons jouer un match, c’est pour gagner. Je pense que cette sélection a toujours montré qu’elle est prête à se battre même contre les plus grandes nations. Dans le football tout est possible. Par contre, c’est vrai qu’il faudra mettre les moyens pour que cette sélection puisse se préparer convenablement. »