Le président de la Ligue de Football de la Martinique, Samuel Pereau est ouvert à tous les profils d’entraîneur pour succéder à Mario Bocaly à la tête des Matinino. Toutefois, il faut qu’il soit sans club, pas cher, charismatique et connaisse le monde du foot martiniquais.

Intervention de Samuel Pereau dans l’émission les Chyenboul sur Martinique La 1ère concernant le poste de sélectionneur de la Martinique :

« Il y aura un bilan à faire sur l’ensemble des campagnes de la sélection de la Martinique lors des Gold Cup. Il y a eu du bon et du moins bon. Par exemple, la meilleure performance de la sélection c’était en 2002, où on a atteint les 1/4 de finale. Et parallèlement, l’année d’après, on a un grand consultant (manager), Bernard Lama et on sort en phase de poules. Donc pour choisir un nouveau sélectionneur et son staff, il faudra que l’ensemble des acteurs du football s’asseye rapidement autour d’une table pour prendre une décision. Les prochaines échéances sont en 2022. Donc il faudra construire un nouveau projet pour savoir qu’est-ce qu’on fait : est-ce qu’on prend quelqu’un avec un regard extérieur ? Est-ce qu’on a les moyens de prendre tel entraîneur ? Par exemple, l’entraîneur martiniquais Marc Collat, combien il percevait avec Haïti ? Tout ça pour dire qu’il y a des paramètres financiers à prendre en compte. Et, est-ce que localement il n’y aurait pas un entraîneur qui pourrait remplir les conditions pour occuper le poste ? », a souligné le président de la Ligue de Football de la Martinique.

Par ailleurs, on peut également, comme on l’a fait par le passé, avoir un consultant qui pourrait venir faire un apport à la sélection. À l’image de Frédéric Piquionne, David Régis, Bernard Lama, Pierre Mosca… Un moment, on avait même une touche avec Jean Tigana en tant que consultant de la Martinique. Donc, il faudra prendre en compte un maximum de paramètres avec tous les acteurs du monde du football et surtout sonder la Collectivité et nos partenaires sociaux. On est ouverts à toutes les solutions possibles, a-t-il confié.

Mais il faut qu’il y ait un sélectionneur qui soit à temps plein et délesté de l’occupation d’entraînement d’un club. Un sélectionneur où on aura les moyens de le rémunérer à sa juste valeur. Il faut qu’il puisse être aussi en contact avec l’ensemble des clubs mais aussi qu’il ait l’envergure et le charisme nécessaire pour pouvoir parler avec les joueurs, les entraîneurs, les présidents de clubs… Donc on regardera si on pourra trouver cette perle rare qui nous permettra de franchir un cap, je l’espère », a-t-il conclu.