Le président de la Ligue de football de la Martinique, Samuel Pereau regrette le manque de considération des autorités françaises envers le football martiniquais. Il souhaiterait que les hommes politiques montent au créneau.

Sauf surprise, le football martiniquais ne devrait pas reprendre, cette saison. Premièrement, parce que la pratique reste interdite pour les 15 prochains jours en Martinique à cause de l’épidémie de coronavirus. Une situation peu propice à la reprise des compétitions, tout en sachant, deuxièmement, qu’une phase de réathlétisation de 3 semaines est essentielle pour les équipes afin de minimiser le risque de blessure des joueurs. Et en plus, troisièmement, la FFF voudrait obligatoirement finir la saison avant le 30 juin :

« Les services juridiques de la fédération nous avaient déjà prévenus que cela n’aurait pas été possible. Cela a déjà été refusé à d’autres. La nationale 2 et la D2 féminine avaient essayé d’avoir une dérogation pour aller au-delà du 30 juin. Si eux, n’ont pas pu avoir gain de cause, ce n’est pas nous qui aurions obtenu cette faveur », a confié Samuel Pereau à France-Antilles.

« Il faut que certaines personnes montent au créneau »

Une situation fortement handicapante notamment pour la sélection de la Martinique qui doit se préparer physiquement pour disputer la Gold Cup, en juillet prochain. À ce propos, le président de la Ligue souhaiterait recevoir davantage de considération de la part des autorités françaises et voudrait que les hommes politiques tapent du poing sur la table :

« Nous sommes pénalisés depuis un moment. Toutes les autres nations jouent et se préparent. Nous avons la chance d’être déjà qualifiés pour la phase de groupes. Les autorités françaises ne reconnaissent pas chez nous ce haut niveau international et régional. C’est incroyable ! Il faut que certaines personnes montent au créneau, notamment les politiques. C’est de la discrimination géographique. Nous nous sentons exclus du football français », a déclaré le président Pereau au quotidien régional.